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Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

P. Distribution d'eau

 
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P. 1.1.2. Pose des conduites d'eau en tranchées

 

Les prescriptions ci-après concernent tous les constituants permettant la réalisation des réseaux d'adduction ou de distribution d'eau, de manières directe (canalisations, raccords, appareils de robinetterie, ...) ou indirecte (tranchées, enrobages, systèmes avertisseurs, butées et ancrages, éléments de repérages, ...).

 

Toutes les autres prescriptions, notamment pour ce qui concerne les remblais, réfections de voirie ou encore la construction de petits ouvrages enterrés, ne sont pas considérées comme spécifiques aux activités de pose de conduites d'eau et sont définies dans d'autres chapitres (E, J, ...).

 

Lorsque la pose se réalise en lieu et place d'une canalisation existante, la prestation pour le démontage de cette dernière fait l'objet d'un poste séparé et la gestion des éléments démontés est conforme au D. 2.

 

P. 1.1.2.1. Tranchées et fouilles

 

P. 1.1.2.1.1. DESCRIPTION

 

Les tranchées et fouilles sont réalisées conformément au M. 6.1.2.

 

P. 1.1.2.1.2. EXECUTION DES TRANCHEES ET FOUILLES

 

Les tranchées et les fouilles sont exécutées conformément au E. 5 « Terrassements pour canalisations, raccordements, regards de visite ou d'appareils, drains et gaines », aux documents de référence A-5 « Code de bonne pratique pour la prévention des dégâts aux installations souterraines à l'occasion de travaux exécutés à proximité de celles-ci » et A-8 « Identification des matériaux en place » et au code de la route.

 

L'entrepreneur ne peut ouvrir aucune fouille tant qu'il n'a pas obtenu les autorisations des administrations compétentes.

 

Pour les terrassements effectués dans les prairies et les champs, les terres arables et végétales sont soigneusement déposées en vue de leur réutilisation pour la couche supérieure des remblais.

 

Dans tous les cas, l'entrepreneur assume seul l'entière responsabilité de l'emploi d'engins mécaniques pour l'ouverture des fouilles.

 

Les documents de marché peuvent, pour certains tronçons de conduites à poser, interdire l'emploi de machines pour exécuter les terrassements.

 

Le dépôt des terres et des matériaux est réalisé de manière à ne pas entraver la circulation. La zone de dépôt est définie dans les documents de marché. En outre, l'entrepreneur est tenu de veiller à ne pas gêner la circulation par la formation de boues.

 

L'entrepreneur respecte toutes les mesures de sécurité qui découlent des règles de l'art ainsi que celles qui sont imposées par les autorisations délivrées.

 

P. 1.1.2.1.2.1. Exécution des tranchées

 

Les tranchées sont exécutées conformément au E. 5.1.2.

 

P. 1.1.2.1.2.2. Exécution des fouilles

 

Les fouilles sont exécutées conformément au E. 5.1.2.2.5.

 

P. 1.1.2.1.2.3. Exécution des passages sous les éléments linéaires

 

L'exécution des passages sous les éléments linéaires comprend toutes les prestations permettant d'assurer le croisement de manière sécuritaire de ces éléments, soit en procédant à leur démontage puis à leur repose, soit en les laissant en place et en les protégeant par tous les moyens nécessaires.

 

Dans ce dernier cas, en cas de mauvaise exécution, les éléments linéaires sont replacés et remplacés si nécessaire, aux frais de l'entrepreneur.

 

P. 1.1.2.2. EXECUTION

 

P. 1.1.2.2.1. TRANSPORT, LIVRAISON, MANUTENTION, STOCKAGE ET MISE A PIED D'ŒUVRE

 

Les tuyaux, raccords, appareils et accessoires sont transportés, manutentionnés, stockés et mis à pied d'œuvre de façon à ne pas détériorer leurs caractéristiques en respectant pour ce faire les dispositions spécifiques prévues dans les différentes fiches techniques AQUAWAL auxquelles il est fait référence au C. 58.

 

Sont notamment interdits:

-    tout choc ou contact du revêtement avec des corps durs ou contondants

-    le frottement des tuyaux entre eux

-    l'emploi de chaînes ou d'élingues métalliques

-    le contact des emboîtures avec le corps des tuyaux

-    la flexion prolongée des tuyaux pendant le transport et le stockage

-    le déchargement des camions par basculement des tuyaux

-    le roulement des tuyaux sur le sol sans interposition de madriers ou de supports agréés par le fonctionnaire dirigeant

-    le traînement sur le sol des tuyaux, raccords, appareils et accessoires pour les déplacer

-    le transport des tuyaux en matière plastique en porte-à-faux

-    l'utilisation de dispositifs ou de méthodes de stockage comportant un risque de perforation des tuyaux et de détérioration des revêtements et protections.

 

Pour les livraisons et le stockage, les tuyaux sont obturés aux deux extrémités.

 

L'endroit retenu pour le stockage des tuyaux est consistant, aussi plat que possible et exempt de pierres, roches ou corps durs susceptibles de blesser les tuyaux et d'entailler leur revêtement.

 

L'aire de stockage des tuyaux est stabilisée et à l'abri des inondations ainsi que de toute cause de contamination; elle est établie à une distance supérieure à 20 m de la projection au sol des lignes électriques aériennes à haute tension.

 

La durée du stockage et la mise à pied d'œuvre des tuyaux le long du tracé sont fixées en fonction de la programmation des travaux pour éviter de soumettre inutilement les tuyaux aux intempéries et aux multiples causes de détérioration. Même pour un laps de temps très court, les tuyaux ne peuvent être déposés dans les filets d'eau ou dans les fossés.

 

En attendant leur mise en œuvre, les raccords, appareils, accessoires, pièces spéciales, joints et autres éléments auxiliaires sont entreposés dans un local fermé, couvert et présentant en outre les mêmes caractéristiques que l'aire de stockage des tuyaux. Les appareils, raccords, etc. y sont rangés avec ordre, par catégorie, de manière à permettre un contrôle aisé par le fonctionnaire dirigeant. De plus, les joints et autres pièces en élastomère sont stockés à l'abri de la chaleur, de la lumière et de tout autre élément susceptible de les détériorer.

 

Le matériel à mettre en œuvre est soigneusement examiné avant la pose. L'entrepreneur prend toutes les précautions nécessaires lors de la manutention des tuyaux, raccords, accessoires et appareils, afin qu'aucun corps étranger ne soit laissé dans la canalisation.

 

Tout le matériel portant des traces de choc, sauf toutefois si celles-ci n'affectent que des revêtements réparables sur site, est immédiatement écarté du chantier. Son remplacement est soumis aux mêmes formalités, notamment en matière de réception technique préalable, que celles relatives au matériel neuf non encore approvisionné.

 

Avec l'accord du fonctionnaire dirigeant, les légers dommages causés aux revêtements des tubes en acier, des tuyaux en fonte, des raccords et accessoires revêtus, peuvent être réparés sur chantier aux frais de l'entrepreneur, pour autant que le processus de réparation soit applicable et que les produits mis en œuvre soient compatibles avec ceux d'origine et de valeur protectrice équivalente.

 

Le fonctionnaire dirigeant peut faire procéder par l'entrepreneur, sans supplément de prix, à tous les contrôles qu'il estime nécessaire pour s'assurer de la bonne exécution des réparations autorisées y compris au moyen d'un détecteur ou d'un balai électrique utilisé dans les conditions normalisées.

 

P. 1.1.2.2.1.1. Prescriptions spécifiques pour les composants en acier

 

Les baguettes, électrodes et fils nécessaires aux soudures à exécuter sur chantier sont stockés comme spécifié au P. 1.2.2.3.1.5.1.3. Les produits de revêtement et de protection anticorrosive ainsi que les peintures sont stockés en un endroit sec et ventilé, dans leurs récipients d'origine; ceux-ci ne peuvent être ouverts qu'au moment de l'emploi et ils sont soigneusement refermés après usage.

 

P. 1.1.2.2.1.2. Prescriptions spécifiques pour les composants en matières plastiques

 

Pour les manutentions et le transport des tubes thermoplastiques, le point 4 de la NBN ENV 1046 est d'application.

 

P. 1.1.2.2.2. COUPE DES TUYAUX

 

Les coupes sont aussi rares que possible. Elles sont particulièrement soignées et doivent se situer impérativement dans un plan orthogonal à l'axe du tuyau.

 

Seuls un des systèmes de coupe et/ou le mode opératoire préconisé par le fabricant du tuyau peuvent être utilisés.

 

Pour les tuyaux en acier, la coupe est réalisée à une distance suffisante d'un emboîtement rapporté, d'une bride soudée ou d'une soudure.

 

Avant d'effectuer la coupe de tuyaux revêtus, le revêtement est préparé conformément aux prescriptions du fabricant afin de préserver toutes ses qualités et permettre sa reconstitution ultérieure.

 

Les coupes sont nettes et ne perturbent pas l'état physique des matériaux. Les nouveaux bouts mâles obtenus par la coupe sont chanfreinés de manière à répondre aux mêmes prescriptions que celles des tuyaux livrés.

 

Le rétablissement de la protection sur les parties altérées par les opérations de coupe est obligatoire. Les fournitures utilisées font partie de la liste agréée par le fabricant et le fonctionnaire dirigeant.

 

Quand des raisons techniques ou certaines situations locales mises en évidence par des détails à grande échelle le nécessitent, le fonctionnaire dirigeant se réserve le droit de faire couper les tubes, quelle qu'en soit la longueur initiale, sans que l'entrepreneur puisse prétendre à une quelconque augmentation des prix unitaires ou à l'octroi d'une indemnité.

 

Dans les zones agglomérées, l'obligation de couper des tuyaux risque d'être assez fréquente compte tenu du tracé des canalisations ou par suite de l'encombrement du sous-sol. L'incidence de cet inconvénient peut être diminuée par la mise en œuvre de tuyaux de longueur réduite.

 

La mise en œuvre des "chutes" de tuyaux est soumise à l'autorisation du fonctionnaire dirigeant.

 

P. 1.1.2.2.3. POSE DES COMPOSANTS

 

P. 1.1.2.2.3.1. Pose des tuyaux et raccords en tranchées

 

Au moment de leur mise en place, les tuyaux et raccords sont examinés à l'intérieur et débarrassés de tout corps étranger. Leurs abouts sont soigneusement nettoyés et préparés conformément aux règles de pose du matériau mis en œuvre. L'entrepreneur conserve l'entière responsabilité des conséquences directes ou indirectes de la présence de corps étrangers dans la canalisation.

 

Dans la tranchée, les tuyaux sont présentés en pente régulière et coaxialement pour être assemblés. Les tuyaux sont emboîtés de telle façon que l'épaisseur du joint placé soit bien régulière sur tout le pourtour de l'assemblage. Leur alignement peut être facilité au moyen de cales provisoires. Des cales provisoires sont également disposées aux changements de direction. Ces cales sont constituées à l'aide du matériau d'enrobage compacté ou de coins en bois. Le calage provisoire au moyen de tout autre matériau est soumis à l'accord préalable du fonctionnaire dirigeant.

 

Dans les courbes à très grand rayon, les canalisations peuvent être, avec l'accord du fonctionnaire dirigeant, constituées de tubes droits sans interposition de courbes. Dans ce cas, la déflexion angulaire des tuyaux droits est au maximum celle fixée par le fabricant sans cependant être supérieure à 1 cm/m.

 

Pour les changements de direction, il est fait usage de composants courbes. La valeur angulaire de ces courbes est fonction du matériau utilisé. Toutefois, pour les canalisations en acier à joints soudés et moyennant l'accord du fonctionnaire dirigeant, l'entrepreneur peut placer des courbes dont l'angle non normalisé est déterminé par les circonstances locales.

 

Les flexions dans les limites de l'élasticité naturelle des tuyaux ne sont tolérées que dans le cas où le tracé présente une courbe continue à très grand rayon d'une valeur au moins égale à celle admise officiellement par le fabricant. Le rayon de courbure pour le cintrage des tubes en polyéthylène ne peut être inférieur aux prescriptions du C. 58.3.

 

Lorsque la canalisation en polyéthylène prend une courbure, les tuyaux sont calés de telle façon que l'effort de courbure ne s'applique en aucun cas à toute connexion et en prenant soin de ne pas abîmer les tuyaux.

 

Le cintrage à froid des tuyaux en acier est interdit.

 

Les tubes en chlorure de polyvinyle ne peuvent être soumis à aucune flexion pour créer des courbes à grand rayon.

 

Aucune sollicitation latérale ne peut être tolérée sur les assemblages boulonnés.

 

A chaque arrêt de travail, les extrémités libres des canalisations sont obturées par des couvercles ou bouchons parfaitement adaptés et fournis par l'entrepreneur à ses frais.

 

Pour faciliter la localisation des conduites en PVC et PE, un fil VOB de 2,5 mm² est fixé à la partie inférieure du tuyau (entre 4 heures et 8 heures dans un système de repérage horaire), au moyen de colliers en polyéthylène à agrafage automatique espacés de 2 m. La continuité électrique est assurée tout le long de la conduite et au droit des appareils et des accessoires.

 

Les appareils sont placés en même temps que les conduites. Les chambres pour appareils, les décharges et autres ouvrages sont exécutés sans désemparer dès qu'un tronçon de canalisation est entamé afin de ne pas laisser de travaux en souffrance.

 

Lors de la réalisation des assemblages par boulons, les trous des différentes pièces doivent être positionnés bien en regard. Le boulon doit entrer librement dans l'assemblage avec un jeu nettement perceptible à la main. Les écrous sont serrés graduellement par passes croisées sans atteindre le refus en une seule fois. Le couple de serrage doit être appliqué à l'aide d'une clé dynamométrique manuelle ou à l'aide d'une clé à choc pneumatique ou électrique avec limiteur de couple. A cette fin, le fournisseur des boulons précise par écrit (au bordereau de livraison par exemple) le moment à appliquer pour chaque type de boulons afin d'atteindre la contrainte théorique de 0,7 Re. Ces clés sont maintenues en permanence en bon état et tarées une fois par an avec production d'un certificat.

 

Les assemblages à brides nécessitent l'emploi de joints conformes au C. 57.3. Les brides et les boulons d'assemblage sont respectivement conformes aux C. 57.2 et C. 57.4.

 

Sauf s'il s'agit de raccords à joints soudés, verrouillés ou autobutés, les courbes, tés et réductions sont soigneusement butés au moyen de massifs en béton. De même, les coudes, pièces à tubulures et appareils intercalés dans les conduites et soumis à des efforts tendant à déboîter les tuyaux ou à déformer la canalisation, sont contrebutés par des massifs capables de résister à ces efforts.

 

Ces massifs ne figurent généralement pas aux plans mais, même si butées et supports apparaissent sur certains plans d'ouvrages spéciaux, ils ne sont donnés qu'à titre indicatif.

 

Le calcul des butées placées en pleine terre ou en chambre est effectué sur la base des hypothèses reprises au P. 1.2.2.3.1.4.1.

 

Afin de maintenir le bon fonctionnement de la protection cathodique des canalisations existantes, l'entrepreneur est tenu de respecter les règles de l'art. Le coût des travaux nécessaires tels que connexions équipotentielles, rétablissement de la continuité électrique, etc. est compris dans les prix unitaires des composants auxquels ils se rapportent.

 

P. 1.1.2.2.3.1.1. Influence des conditions atmosphériques sur la mise en œuvre des conduites

 

Cas de la pose des canalisations à joints automatiques ou mécaniques.

 

Quel que soit le matériau, la pose est autorisée en dessous de 10 °C pour autant que les joints d'assemblage soient maintenus à cette température.

Pour le PEHD et le PVC-U, la pose est interdite en dessous de 0 °C ou si la température est descendue en dessous de -2 °C la nuit précédente.

 

Cas du soudage des canalisations en PEHD.

 

La soudure doit toujours être effectuée au sec. Si nécessaire, des tentes de protection sont mises en place, pour garantir cette imposition. L'électrosoudage ne peut être réalisé par des températures inférieures à 0 °C, sauf dispositions particulières agréées par le fonctionnaire dirigeant permettant d'autoriser l'électrosoudage jusqu'à -10 °C.

 

Cas du soudage des tuyaux en acier.

 

Toutes les dispositions nécessaires pour que la qualité des soudures ne soit pas affectée par les conditions atmosphériques font partie intégrante de l'entreprise.

Si les conditions météorologiques sont mauvaises (vent, pluie, neige ou basse température), il est interdit de souder, à moins que l'opérateur et son travail ne soit convenablement protégés (tente).

Dès que la température est inférieure à 5 °C, le dégourdissement des extrémités des tubes préalablement au soudage est recommandé.

Si aucun moyen de préchauffage des extrémités des tubes à assembler n'est utilisé, le soudage doit être interrompu par des températures en dessous de 0 °C.

Si malgré les précautions prises, la qualité des soudures n'est pas satisfaisante, le fonctionnaire dirigeant (sur base d'un rapport de l'organisme de contrôle agréé) peut interdire le soudage jusqu'à ce que les conditions deviennent plus favorables.

La technique et la procédure de préchauffage sont à soumettre à l'approbation du fonctionnaire dirigeant. Celui-ci peut imposer de préchauffer si les circonstances l'exigent. Le préchauffage ne donne pas lieu à un supplément de prix.

 

P. 1.1.2.2.3.1.2. Prescriptions spéciales relatives à la pose des canalisations en fonte ductile ou en acier

 

P. 1.1.2.2.3.1.2.1. Disposition générale complémentaire

 

Dans tous les cas, il convient d'éviter le contact entre l'extrémité du fût et le fond de l'emboîture des tuyaux.

 

P. 1.1.2.2.3.1.2.2. Pose de conduite en fonte ductile ou en acier au voisinage de points sensibles

 

Dans les cas particuliers décrits ci-après, il y a lieu de prévoir la protection par manches en polyéthylène (en complément des dispositions standards prévues dans les documents de marché), hormis s'il s'agit de conduites revêtues de polyéthylène, de polypropylène ou de polyuréthane et de prendre en outre des précautions spéciales telles que, par exemple, les cloisonnements diélectriques au niveau des brides ou le choix d'un autre type d'enrobage validé par le fonctionnaire dirigeant:

-    dans les terrains agressifs, à savoir les sols tourbeux acides, les sols pollués (ordures, cendres, laitiers, déchets, effluents)

-    dans les sols dont la résistivité est inférieure à 1.500 ? cm

-    au voisinage des points sensibles énumérés ci-après:

-   la présence d'anodes réactives

-   l'existence de postes de soutirage

-   la pose d'une conduite en fonte ductile ou en acier parallèlement à une canalisation protégée cathodiquement lorsque l'écartement entre les génératrices les plus rapprochées des deux conduites est inférieur à 0,50 m

-   les vingt mètres de part et d'autre du point de croisement d'une nouvelle conduite en fonte ductile ou en acier avec une canalisation protégée cathodiquement ou une ligne de chemin de fer

-   le décèlement de défauts ou de dégradations au revêtement externe des canalisations protégées cathodiquement

-   l'aplomb du croisement de lignes aériennes à haute tension

-   la présence dans le sol de courants vagabonds.

 

Sauf autres dispositions spéciales prévues dans les documents de marché, le long des lignes de chemin de fer, seules les conduites en fonte ductile ou acier revêtues extérieurement de polyéthylène, de polypropylène ou de polyuréthane peuvent être posées.

 

En outre, à la jonction de pièces en acier d'une part et en fonte ductile d'autre part, cette dernière pièce et le tuyau adjacent en fonte ductile ainsi que le revêtement de la pièce en acier sont enrobés conformément aux dispositions prévues au P. 1.6.

 

P. 1.1.2.2.3.1.3. Pose sous gaine

 

Pour tous les passages sous gaine dont la longueur est égale ou supérieure à 4 m, les conduites sont placées avec patins de centrage agréés par le fonctionnaire dirigeant.

 

Sauf à leur pénétration dans les chambres, les gaines non visitables sont obligatoirement obturées aux deux extrémités, par des membranes spéciales (obturateurs) munies de colliers de serrage agréées par le fonctionnaire dirigeant.

 

P. 1.1.2.2.3.1.4. Butées, amarrages, ancrages et verrouillage des conduites

 

P. 1.1.2.2.3.1.4.1. Butées, amarrages et ancrages

 

Hormis pour les canalisations à joints soudés, à brides, autobutées et verrouillées, des massifs en béton sont établis au droit des pièces coudées, des branchements latéraux, des pièces coniques, des tubulures d'attente et des extrémités des conduites. Ces massifs sont dimensionnés pour équilibrer la poussée qui tend au déboîtage des joints. De plus, des ancrages sont spécifiquement prévus aux endroits où, du fait de la pente du terrain, il y a risque de glissement de la conduite.

 

Sauf dispositions contraires dans les documents de marché, le dimensionnement des massifs incombe à l'entrepreneur. Les notes de calcul suivant les données du projet sont soumises à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

La poussée à prendre en considération pour les calculs tient compte d'une pression dans la canalisation égale à la pression d'épreuve telle que définie au P. 1.8.2. Les calculs sont établis pour les deux sens d'écoulement de l'eau. La surface d'appui des butées est déterminée en fonction de la pression admissible sur le sol contrebutant le massif.

 

Les calculs présentés ne constituent qu'une base théorique de travail. Etant entendu que chaque butée est en soi un cas d'espèce fonction de l'endroit et du terrain concernés, il peut s'avérer nécessaire d'adapter ces calculs au moment de l'ouverture des fouilles.

 

En principe, les butées sont établies à partir du fond de la tranchée. Des affouillements plus importants peuvent s'avérer nécessaires pour donner aux butées la forme appropriée. En outre, compte tenu des circonstances locales et des indications du projet, l'entrepreneur est tenu d'établir dans certains cas, soit des massifs en béton armé, soit l'amarrage des conduites au moyen de carcans réalisés en fers plats travaillant en traction et scellés dans les massifs. Les carcans sont protégés contre la corrosion.

 

P. 1.1.2.2.3.1.4.2. Verrouillage

 

Sauf prescriptions contraires des documents de marché, les calculs spécifiques à l'utilisation des joints verrouillés incombent à l'entrepreneur. Les principaux éléments à prendre en considération pour le calcul de la longueur des tronçons à verrouiller sont les suivants:

-    les caractéristiques des tuyaux à mettre en œuvre

-    la pression d'épreuve, telle que définie au P. 1.8.2

-    la nature du terrain, telle que spécifiée par les documents de marché

-    le coefficient de frottement sol/tuyau

-    la répartition des pressions du remblai autour des tuyaux

-    la hauteur de couverture

-    l'incidence de la nappe phréatique

-    sauf spécification contraire dans les documents de marché, un coefficient de sécurité supérieur ou égal à 1,2

-    pour les canalisations constituées de tuyaux en fonte ductile posés avec manche en polyéthylène, les longueurs calculées sont affectées d'un facteur multiplicatif de 1,9.

 

Les notes de calcul sont soumises à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

P. 1.1.2.2.53.1.5. Soudure à effectuer sur chantier

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.1. Soudures sur composants et pièces métalliques

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.1.1. Qualifications des soudeurs et des modes opératoires

 

Lorsque le tuyau est convenablement présenté et maintenu parfaitement immobile, la soudure est exécutée sur chantier, à l'arc électrique et manuellement, selon un mode opératoire préalablement qualifié selon la NBN EN ISO 15614-1 et homologué par l'organisme de contrôle agréé, avec des électrodes d'un type homologué et par des soudeurs qualifiés toutes positions selon la NBN EN 287-1 et homologués par l'organisme de contrôle agréé.

 

La tenue d'un registre des soudeurs est obligatoire et il est produit à chaque demande du fonctionnaire dirigeant. Celui-ci peut exiger la requalification des soudeurs conformément à la recommandation SYNERGRID/2000.22.02.

 

L'identification des soudeurs et des soudures est inscrite par l'entrepreneur le long des joints soudés, en utilisant un procédé de marquage indélébile ne gênant pas l'application ultérieure du revêtement et non susceptible, comme le poinçonnage à froid, d'affaiblir localement la résistance du tuyau.

 

Un carnet de soudage, défini dans les documents de marché, est tenu à jour en permanence par l'entrepreneur et est remis au fonctionnaire dirigeant à la réception provisoire du chantier accompagné d'un plan après pose.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.1.1. Exécution des soudures

 

En cas de soudure sur chantier à fond de fouille, des niches de soudage (conformes à la figure P. 1.2.2.3.1.5.1.4) sont réalisées au droit des joints si la conduite est remblayée avant soudage ou dans le cas de pose en tranchée étroite.

 

Avant emboîtement, le métal devant recevoir la soudure est mis à vif Toutes les traces d'oxydation ainsi que les impuretés (huile, peinture, ...) pouvant affecter la qualité de la soudure ou entraver la bonne marche du soudage sont éliminées des zones à souder, par brossage ou meulage.

 

A l'emboîtement, la pénétration est au minimum de 10 fois l'épaisseur de la paroi acier du tube.

Pour les tubes alignés, l'emboîtement se fait à fond de tube.

 

Au moment du soudage, le calage des composants est réalisé pour éviter toute détérioration du joint suite à des efforts importants sur le cordon de première passe consécutif à un déplacement des composants à assembler.

 

En cas de soudure extérieure de composants avec revêtement thermoplastique, de part et d'autre du joint, il est nécessaire de protéger en partie supérieure ledit revêtement contre les projections.

 

En cas d'assemblage par emboîtement et soudure à clin, de façon à éviter le matage des tulipes, l'extrémité mâle d'un composant est centrée dans la tulipe du composant suivant à l'aide de cales pentées ou coins pour conserver un entrefer régulier sur toute la périphérie lors du soudage.

 

Lorsque le mode de soudage utilisé entraîne un dépôt de laitier, celui-ci et les autres dépôts sont éliminés avant l'application de la passe suivante. Les surfaces des soudures sont propres, lisses et régulières, sans aspérités ni trous, ni projections tant sur les soudures que sur le métal de base adjacent. Les soudures se raccordent au métal de base sans transition brusque ni morsure.

 

Toutes les soudures transversales exécutées sur chantier sont du type à manchon intérieur.

 

Au droit des soudures, le revêtement extérieur du tuyau ainsi que du cordon de soudure sont protégés suivant les prescriptions du P. 1.6.2.2.

 

Description : nicheSoudage

Figure P. 1.2.2.3.1.5.1.4.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.1.2. Contrôle des soudures

 

Le contrôle porte sur 10 % des soudures.

 

Le fonctionnaire dirigeant se réserve le droit de faire surveiller l'exécution des soudures sur chantier et de les faire contrôler par ses délégués ou par un organisme agréé. Pour ces contrôles, il peut être fait appel à toutes les méthodes en usage pour les soudures, y compris les examens radiographiques.

 

Les frais relatifs aux contrôles susmentionnés sont à charge du pouvoir adjudicateur. Cependant, en cas de résultats négatifs, l'entrepreneur est tenu de réaliser de nouvelles soudures à ses frais et de supporter le coût des nouveaux essais réalisés après correction du défaut.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.2. Soudure sur composants en polyethylène

 

L'assemblage par soudage de composants en polyéthylène est exécuté en conformité avec la NBN T 42-010 et aux prescriptions complémentaires reprises ci-après. La compatibilité de soudage est garantie par le(s) fabricant(s).

 

La technique la plus souvent appliquée sur chantier est l'électrosoudage. Celle du soudage bout à bout n'est admise que dans certains cas particuliers précisés dans les documents de marché.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.2.1. Qualifications des soudeurs

 

Les soudures dans les systèmes de canalisation en PE construits par soudage sont réalisées par des soudeurs qualifiés comme soudeur PE, c'est-à-dire titulaire d'un passeport de soudage valide selon NBN T 42-011.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.2.2. Matériel de soudage

 

Le matériel de soudage est agréé par le fonctionnaire dirigeant.

Par matériel de soudage, il faut entendre:

-    le(s) appareil(s) de soudage

-    le(s) coupe-tube

-    le(s) appareil(s) de mise au rond

-    le(s) grattoir(s)

-    le(s) positionneur(s)

-    les procédures de nettoyage.

 

Appareil de soudage

 

Les appareils de soudage utilisés répondent aux prescriptions soit du document SYNERGRID/2000.21.03 (appareils d'électrosoudage), soit du document SYNERGRID/2000.21.04 (appareils de soudage bout à bout).

 

Ils sont du type automatique avec gestion intégrée des données et comportent tous les dispositifs de contrôle permettant de juger de leur bon fonctionnement.

 

Un contrôle annuel de ces appareils est réalisé par le fournisseur avec communication du rapport et marquage conforme au document SYNERGRID spécifique au type d'appareil.

 

Le fonctionnaire dirigeant est le seul habilité à récupérer les données présentes sur la mémoire de ces appareils et l'entrepreneur veille à ne pas effacer d'enregistrements.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.2.3. Méthodologie pour la soudure bout à bout ou soudure aux miroirs

 

Quand ce mode d'assemblage est autorisé, l'exécution de la soudure bout à bout est conforme aux prescriptions reprises au 6.3. du document SYNERGRID/2000.50.02.

 

P. 1.1.2.2.3.1.5.3.4. Méthodologie pour l'électrosoudage

 

L'assemblage des tubes avec tout type de raccords et/ou d'accessoires s'effectue sans effort (flexion, torsion, ...).

 

Les opérations ci-dessous sont effectuées successivement sans interruption par le soudeur.

 

La découpe des tuyaux est réalisée à l'aide d'un coupe-tube agréé. L'utilisation de la scie égoïne est soumise à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

Chaque tube est débité de 10 cm aux extrémités et l'ovalisation est vérifiée.

 

Les profondeurs d'emboîtements sont marquées, en vue de gratter la surface où le soudage est réalisé.

 

Les surfaces à souder doivent être grattées au moyen de grattoirs rotatifs mécaniques répondant aux spécifications du document SYNERGRID/2000.10.06 et agréés par le fonctionnaire dirigeant. Les documents de marché indiquent leur classe minimale.

 

Le grattage de chaque composant à souder s'entend sur une longueur au moins égale à sa longueur d'insertion normale dans le raccord électrosoudable.

 

Il y a lieu d'enlever sur toute la zone de soudage, une épaisseur de 0,15 mm à 0,4 mm de matière. Un seul grattage est recommandé. Un second grattage est toléré pour permettre l'introduction du tube dans le raccord. Si cette introduction est impossible, le soudeur informe le fonctionnaire dirigeant avant toute décision. Les lames sont contrôlées régulièrement et les copeaux font l'objet d'une mesure par le soudeur au démarrage de chaque journée. Le grattage manuel ne peut être réalisé qu'après accord du fonctionnaire dirigeant, dans certaines conditions spécifiques.

 

Les bavures sont éliminées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des tuyaux.

 

L'intérieur du raccord est contrôlé visuellement au préalable (continuité de la résistance de soudage, absence de défaut, ...)

 

Le tuyau est marqué en vue de s'assurer que la longueur d'emboîtement est respectée.

 

Le tuyau et le raccord sont nettoyés à l'aide des produits agréés et l'assemblage est monté dès que le tuyau et le raccord paraissent secs (attendre l'évaporation du produit, aucune tache ne doit subsister au moment de l'emboîtement, ...).

 

Le raccord est enfilé sur le tuyau préparé sans toucher les surfaces nettoyées.

 

Le positionneur agréé par le fonctionnaire dirigeant est placé avant de commencer le soudage; si le tuyau est ovalisé, la mise au rond est réalisée.

 

Le soudage ne peut être effectué que si l'ensemble tuyau(x)-accessoire(s) est libre de tension.

 

Les extrémités libres des tuyaux ou accessoires sont obturées afin de limiter le refroidissement de la zone de soudage.

 

Le soudeur inscrit au marqueur à l'argent son numéro de soudeur, l'heure du soudage et la durée de soudage.

 

Si un arrêt prématuré (A.P.) du cycle est constaté, le soudeur, après refroidissement complet (cooling time tc), peut relancer une seule fois la machine à souder et indique A.P. au marqueur à l'argent sur le raccord. Si les témoins de soudure ne sont pas sortis complètement, le soudeur l'indique sur le raccord en entourant ceux-ci à l'aide du marqueur à l'argent.

 

Le(s) positionneur(s) reste(nt) en place jusqu'à la fin du temps de refroidissement inscrit sur le raccord (cooling time tc).

 

Les extrémités de toute conduite abandonnée provisoirement à côté, au-dessus ou dans la tranchée doivent toujours être parfaitement protégées contre les infiltrations d'eau, de boue ou la pénétration de tout autre corps étranger.

 

La présence de corps étrangers, d'eau ou de boue dans la canalisation en attente est considérée comme une faute grave de l'entrepreneur. Dans cette éventualité, le fonctionnaire dirigeant fixe dans chaque cas la procédure à suivre pour le nettoyage et le séchage complet de la conduite. L'opération est réalisée par l'entrepreneur et entièrement à ses frais.

 

Toute conduite posée en attente est contrôlée notamment au niveau de l'ovalisation avant connexion.

 

La pose des tuyaux ou des ensembles soudés hors tranchées se réalise en prenant les dispositions nécessaires pour ne pas endommager la matière.

 

Avant de les déposer dans la tranchée, on doit s'assurer que le fond de la tranchée est toujours exempt d'objets durs ou tranchants. Pendant la pose, le tuyau ne peut être endommagé par un obstacle quelconque. Toute entaille doit être signalée au fonctionnaire dirigeant.

 

P. 1.1.2.2.3.2. Pose des appareils de robinetterie

 

La mise en place des appareils et la confection des joints correspondants sont effectuées de façon telle que les tuyauteries n'exercent sur les brides aucun effort anormal de traction susceptible de provoquer leur arrachement ou la déformation du corps des appareils.

 

P. 1.1.2.2.3.2.1. Pose des robinets-vannes

 

P. 1.1.2.2.3.2.1.1. Pose des robinets en chambre

 

Sauf prescriptions contraires dans les documents de marché, les robinets-vannes (de type combiné ou non) et les robinets à papillon en chambre sont posés avec pièces de démontage. Toutefois, suivant les plans ou les instructions du fonctionnaire dirigeant, ils peuvent être placés avec adaptateur de bride ou avec pièce de compensation.

 

P. 1.1.2.2.3.2.1.2. Pose des robinets en pleine terre

 

Les robinets placés en pleine terre et intercalés dans des conduites métalliques sont posés avec pièce de compensation (toute pièce de raccord permettant un dégagement de la bride du robinet).

Les robinets intercalés dans des canalisations existantes en fibres-ciment sont raccordés soit directement au moyen de raccords à large tolérance, soit par l'intermédiaire de raccords en fonte ductile de type «bride-uni», la jonction avec le tuyau étant assurée par un manchon de raccord à large tolérance.

La distance mesurée entre le dessus du tampon de la bouche à clef et le dessus du moufle est comprise entre 10 et 15 cm, le tampon étant de niveau avec le sol avoisinant. La distance maximale entre le couvercle de la cheminée et le dessus du moufle est de 5 cm.

 

P. 1.1.2.2.3.3. Pose des bouches d'incendie

 

Les bouches d'incendie sont placées avec ou sans robinet de garde conformément aux documents de marché.

 

L'emplacement prévu ne peut être modifié que sur ordre du fonctionnaire dirigeant.

 

Les bouches d'incendie enterrées sont logées sous un regard conforme au C. 59.2.

 

Le corps des bouches d'incendie est posé verticalement. Le patin de la courbe repose sur une assise constituée d'une dalle 30 cm x 30 cm x 5 cm, disposée horizontalement sur terrain vierge. La courbe est contrebutée au moyen d'un massif en béton, de type C 25/30 R, placé entre la fouille et la courbe.

Lorsque la pose de la bouche d'incendie est déportée par rapport à la canalisation-mère, le tronçon déporté est d'office verrouillé.

 

Le dispositif de vidange automatique est protégé par un volume minimal de 100 l de pierres concassées de calibre 20/40, établi entre le fond de fouille et l'assise du trappillon.

 

Lorsque la conduite est en surprofondeur, il est fait usage de manchette(s) allonge(s) du type "inférieur" ou autre(s) pièce(s) de réglage, de manière à ce que la distance entre la partie supérieure du bouchon d'étanchéité et le niveau de sol fini soit compris entre 50 et 300 mm.

 

Le châssis du trappillon de voirie est posé sur une assise en éléments préfabriqués reposant sur un sol stable ou un remblai compacté. Le trappillon est entouré d'un encadrement en béton armé ou en matériaux composites.

 

P. 1.1.2.2.3.4. Pose des bornes d'incendie

 

Les bornes d'incendie sont placées avec ou sans robinet de garde conformément aux documents de marché.

 

L'emplacement prévu ne peut être modifié que sur ordre du fonctionnaire dirigeant.

 

Le corps de la borne d'incendie est posé verticalement. Le patin de la courbe de pied repose sur une assise constituée d'une dalle 30 cm x 30 cm x 5 cm, disposée horizontalement sur le terrain vierge.

La courbe de pied est contrebutée au moyen d'un massif en béton de type C25/30 R, coulé entre la fouille et la courbe. Lorsque la pose de la bouche d'incendie est déportée par rapport à la canalisation-mère, le tronçon déporté est d'office verrouillé.

 

Le dispositif de vidange automatique est protégé par un volume minimal de 250 l de pierres concassées de calibre 20/40, établi entre le fond de fouille et la dalle de butée.

 

Lorsque la conduite est en surprofondeur, il est fait usage de manchette(s) allonge(s) ou autre(s) pièce(s) de réglage, de manière à situer les boulons de sécurité ± 50 mm au-dessus de la dalle en béton de 1 m x 1 m x 0,15 m faisant butée lors du basculement de la borne.

La dalle de béton est coulée sur place en béton de type C 25/ 30 L. Sa surface supérieure est arasée au niveau fini de la fondation lorsque l'accotement comporte un revêtement.

 

P. 1.1.2.2.3.5. Pose des autres appareils

 

 

Les appareils autres que les robinets-vannes, bouches et bornes d'incendie sont posés selon les documents de marché et les instructions du fonctionnaire dirigeant tout en respectant les principes suivants:

un filtre est placé à l'amont des compteurs et des appareils de sécurité et de protection;

un stabilisateur d'écoulement est prévu à l'amont des compteurs si la pose de longueurs droites n'est pas possible.

 

P. 1.1.2.2.3.6. Enrobage des canalisations

 

Les documents de marché précisent le type d'enrobage conformément à la figure ci-dessous.

A défaut, le type 1 est réalisé.

 

L'autorisation de réaliser l'enrobage est donnée par le fonctionnaire dirigeant.

 

Pour les types 1 et 3, l'enrobage est effectué avec les matériaux provenant des déblais expurgés de tous éléments susceptibles de porter atteinte aux conduites ou aux revêtements extérieurs des conduites.

Pour les types 2 et 4, l'enrobage est effectué avec un matériau de remplacement dont la nature est fixée par les documents de marché (par exemple: sable jaune, poussier de carrière ou terre stabilisée à la chaux).

 

L'enrobage est réalisé en deux couches:

-    la première est déposée et damée afin de caler latéralement les tuyaux

-    la deuxième, également damée, recouvre de 0,20 m la génératrice supérieure de la conduite.

 

Le damage s'effectue manuellement ou à l'aide d'engins mécaniques appropriés ne provoquant ni déplacement latéral ni dégradation de la canalisation.

 

En terrain rocheux et moyennant autorisation du fonctionnaire dirigeant, les apports de sable ou de poussier prévus dans la couche de protection peuvent être remplacés par une protection mécanique extérieure du tube, les autres dispositions prévues ci avant restant d'application. La protection mécanique extérieure du tube permet le remblayage direct au moyen de déblais expurgés des blocs de roche, de maçonnerie, de béton et des débris organiques; elle est réalisée au moyen soit d'un géocomposite approprié de 10 mm d'épaisseur minimum, soit de mortier de ciment armé d'un treillis en matière synthétique ou de fibres, soit grâce à la coextrusion d'une enveloppe protectrice de synthèse supplémentaire.

 

Les caractéristiques de cette protection sont soumises à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

Une bande ou un grillage de signalisation conforme aux prescriptions du C. 59.3 est posée sur l'enrobage avant l'exécution des remblais.

 

Description : Image P-1-1-2-2-3-6 a

Description : Image P-1-1-2-2-3-6 b

Description : Image P-1-1-2-2-3-6 c

 

 

 

P. 1.1.2.2.4. PLAQUES SIGNALETIQUES, PAVES ET BORNES (REPERES)

 

Les plaques signalétiques, pavés et bornes repères sont décrits dans les documents de marché.

Ils sont installés conformément aux instructions du fonctionnaire dirigeant, aux endroits éventuellement mentionnés aux plans ou imposés par les arrêtés d'autorisation.

 

P. 1.1.2.2.4.1. Plaques signalétiques

 

Les plaques signalétiques sont utilisées pour le repérage des canalisations d'eau, des appareils qui les équipent et pour localiser les siphons sous voies fluviales. Elles sont décrites dans les documents de marché.

 

Les plaques signalétiques sont placées soit:

-    sur poteau support

-    sur mur ou façade d'immeuble

-    sur borne repère

-    sur berge pour les siphons sous voies fluviales.

 

P. 1.1.2.2.4.2. Pavés repères

 

Les pavés repères sont utilisés pour la localisation des conduites d'eau et des câbles électriques. Ils sont décrits dans les documents de marché.

 

P. 1.1.2.2.4.3. Bornes repères

 

Les bornes repères conviennent pour la localisation des canalisations d'eau et des appareils qui les équipent, à l'exception des bouches et des bornes d'incendie. Elles sont décrites dans les documents de marché.

 

Les bornes repères sont posées aux endroits désignés par le fonctionnaire dirigeant, en principe à la limite du domaine public et des propriétés privées, ainsi qu'à la limite de parcelles contiguës.

 

P. 1.1.2.3. Vérification

 

Après pose, les canalisations en place sont soumises à l'épreuve en tranchée définie au P. 1.8.

 

P. 1.1.2.4. Paiement

 

P. 1.1.2.4.1. Tranchées, fouilles et enrobages

 

Les tranchées sont payées suivant les principes du E. 5.3.1.1.

 

Les éventuelles surlargeurs sont également payées suivant le code de mesurage du E. 5.3.1.1.

 

Au cas où la surprofondeur engendre un blindage non nécessaire dans les tranchées initiales, celui-ci est payé dans un poste spécifique.

 

Le supplément pour rencontre de terrain rocheux ou compact est payé dans un poste séparé (cf. E. 5.3.2.3). Les terrassements supplémentaires éventuels sont payés en surprofondeur.

 

Les fouilles concernent la construction de chambres pour appareils ou de petits ouvrages, les terrassements pour localisation d'installations existantes étant comptés conformément au E. 1.2.

 

Les fouilles sont comptées au m³, et se mesurent sur base d'un volume conventionnel défini comme étant le produit de la surface de la base extérieure de la chambre (délimitée par le périmètre extérieur des parois) par la profondeur de fouille jusqu'au niveau inférieur du béton de propreté. L'espace libre de 0,50 m ainsi que le comblement de celui-ci après construction de la chambre, sont inclus dans la prestation de terrassement.

 

Si un débordement du radier s'avère nécessaire et que celui-ci dépasse 0,50, la surface est établie conformément au schéma suivant.

 

 

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Le prix unitaires des tranchées et des fouilles comprend les frais à résulter de l'éclairage, de la signalisation, du gardiennage, des étançonnements, des rabattements, des épuisements, de l'établissement des passerelles de service pour piétons, pour véhicules, du démontage et du remontage des clôtures de toute nature coupant transversalement l'axe longitudinal de la tranchée ou de la fouille.

Sont également inclus dans les prestations relatives à l'exécution des tranchées et fouilles:

-    la mise en dépôt provisoire des matériaux acceptables pour les remblais

-    l'appropriation du fond de la tranchée

-    l'exécution des niches au droit des joints

-    le blindage

-    le découpage en mottes de l'herbe ou du gazon en vue de sa remise en place après remblayage

-    l'évacuation, grâce à des moyens appropriés et pendant une période de durée suffisante, des eaux souterraines ou superficielles, quelle qu'en soit la provenance, de telle sorte qu'elles ne puissent nuire à la bonne exécution des travaux et des épreuves prescrites

-    toutes les prescriptions reprises dans le P.1.1.2.1.2.

 

Les passages sous les éléments linéaires sont payés à la pièce.

 

Les enrobages sont payés au mètre exécuté, en fonction du diamètre posé et de l'éventuelle surlargeur supplémentaire en cas de pose de plusieurs installations.

 

L'évacuation des matériaux non réutilisés se fait conformément au D. 2 et fait l'objet de postes de la série D9000.

 

P. 1.1.2.4.2. CANALISATIONS ET RACCORDS

 

Le prix des canalisations comprend la fourniture et les coupes des tuyaux, des pièces d'assemblage (manchons, joints, ...) et leur mise en place. Le paiement des canalisations s'effectue à la longueur posée, suivant la pente du terrain, dans l'axe de la canalisation, d'axe en axe des canalisations (sans défalquer les longueurs occupées par les appareils et raccords) jusqu'au regard de visite ou pièce d'extrémité.

 

Les raccords sont comptés à la pièce sauf si les documents de marché prévoient une longueur supplémentaire conventionnelle.

 

Le prix des canalisations comprend également:

-    le fil de repérage (pour les canalisations en PE et en PVC)

-    le dispositif de signalisation

-    la protection contre la corrosion (y compris si les documents de marché le prescrivent la fourniture et la pose d'une manche polyéthylène)

-    la désinfection des canalisations.

 

Sauf spécifications contraires aux documents de marché, font l'objet de postes séparés au métré:

-    les massifs de butée et d'ancrage (payés au m³)

-    le verrouillage des joints

-    les épreuves de canalisation.

 

P. 1.1.2.4.3. APPAREILS, ACCESSOIRES, ELEMENTS DE REPERAGE

 

Le paiement des appareils, bouches et bornes d'incendie ainsi que, sauf indication contraire reprise dans les documents de marché, les éventuelles manchettes, allonges et esses de réglage s'effectue à la pièce, toutes opérations et accessoires compris (boulonnerie et joints notamment).

 

Les longueurs occupées par les raccords et les appareils sont comptées dans les longueurs de canalisation, comme signalé au point P. 1.1.2.4.2.