CCT Qualiroutes
Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

N. Entretien et réparation des ouvrages d'art

 
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N. 4.1.2. CLAUSES TECHNIQUES

 

N. 4.1.2.1. PRODUITS

 

Le K. 9.1.2.1 est d'application

 

N. 4.1.2.2. EXECUTION

 

N. 4.1.2.2.1. Relevé topographique du revêtement existant

 

Avant d'effectuer le démontage du revêtement, l'entrepreneur procède au relevé topographique des niveaux du revêtement existant selon un quadrillage dont le maillage est le suivant:

-    dans le sens transversal: à l'extrémité de chaque voie de circulation

-    dans le sens longitudinal: tous les 3 m.

Ces niveaux sont indiqués sur plan (coupes et vues en plan) et transmis au fonctionnaire dirigeant.

Les profils obtenus sont éventuellement corrigés en accord avec celui-ci.

L'entrepreneur est dispensé de cette opération lorsque les nouveaux profils à réaliser sont prévus aux documents de marché.

 

N. 4.1.2.2.2. Détermination des profondeurs maximales de sciage et de fraisage

 

Préalablement à tout sciage ou fraisage, il convient de fixer les profondeurs maximales de ces opérations, dans le but de diminuer les risques de détériorer le tablier de pont.

 

L'épaisseur réelle du revêtement en place est déterminée tous les 5 m à l'aplomb des endroits prévus pour le sciage ou aux extrémités latérales des zones à fraiser. Ces épaisseurs sont déterminées soit par carottage, soit à l'aide d'un marteau pneumatique léger. Cette détermination d'épaisseur ne peut dégrader le tablier du pont.

 

Les profondeurs du revêtement ainsi déterminées sont notées sur un plan communiqué au fonctionnaire dirigeant.

 

Les profondeurs maximales de fraisage ou de sciage ne peuvent en aucun cas dépasser la ligne obtenue en joignant, aux points de détermination d'épaisseur, les profondeurs relevées pour le revêtement moins 2 cm.

 

Ces opérations ne sont effectuées que lorsqu'un sciage ou un fraisage est prévu.

 

N. 4.1.2.2.3. Démolition du revêtement

 

N. 4.1.2.2.3.1. Cas du remplacement complet de l'étanchéité

 

Au cas où l'étanchéité est remplacée voie par voie en plusieurs phases (le trafic est maintenu sur une voie pendant le remplacement du revêtement sur une autre) et, préalablement à tout démontage, le revêtement à démolir est séparé de celui qui est maintenu sous trafic.

Cette séparation se fait soit par sciage partiel du revêtement, soit lors du fraisage partiel du revêtement (voir ci-dessous); les profondeurs maximales de sciage ou de fraisage sont déterminées conformément au N. 4.1.2.2.2.

 

La partie supérieure du revêtement est enlevée par fraisage. Le fraisage jusqu'au niveau du tablier est interdit.

L'élimination de l'épaisseur résiduelle de revêtement (derniers cm non fraisés) s'effectue à l'aide d'une pelle excavatrice sur pneus avec bac plat aidée d'un marteau piqueur léger.

Quel que soit le moyen utilisé pour effectuer cette élimination, celle-ci ne peut occasionner aucune dégradation à la dalle de platelage.

L'utilisation de la fraiseuse est interrompue à une distance suffisante des accessoires de chaussées. Ces distances minimales sont fixées à 10 cm pour les bordures et à 50 cm le long du pourtour des autres discontinuités (joints, avaloirs, regards, ...). Dans cette zone, le revêtement est enlevé à l'aide d'engins légers uniquement (marteau pneumatique, fraiseuse de faible largeur, par ex.).

 

N. 4.1.2.2.3.2. Cas du remplacement partiel de l'étanchéité

 

La démolition du revêtement se déroule de la manière suivante:

 

-    relevé topographique des revêtements à démolir tel que prévu au N. 4.1.2.2.1

-    fixation des profondeurs maximales du fraisage conformément au N. 4.1.2.2.2

-    fraisage exécuté en deux passes minimum:

-    la profondeur de la première passe (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 1) correspond à l'épaisseur de la nouvelle couche de roulement à poser.

-    la deuxième passe (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 2) est décalée d'au moins 20 cm par rapport à la précédente, de manière à respecter le principe de la non superposition des joints des couches du revêtement lors de sa reconstruction.

Selon l'épaisseur totale de cette passe, elle pourra être réalisée en plusieurs phases.

La profondeur totale du fraisage ne peut excéder l'épaisseur du revêtement existant (telle que relevée au N. 4.1.2.2.2) diminuée de 2 cm de manière à mordre dans la couche de protection.

-    à la limite de la zone à reconstruire, exécution d'une découpe verticale, à l'aide d'un marteau pneumatique, jusqu'au tablier (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 3)

-    enlèvement de la partie subsistante des couches d'étanchéité et de protection (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 4), conformément au N. 4.1.2.2.3.1

-    raccordement de la nouvelle étanchéité à l'ancienne:

-    réalisation d'un biseau à l'extrémité visible de l'ancienne étanchéité (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 5).

-    pose de la nouvelle étanchéité en recouvrement du solde de l'ancienne (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 6). Le raccord de la nouvelle étanchéité à l'ancienne se fait à l'aide d'une membrane bitumineuse armée.

-    pose de la couche de protection en asphalte coulé (figure N. 4.1.2.2.3.2: repère 7) en recouvrement de la nouvelle couche d'étanchéité.

-    pose des couches de liaison et de roulement (figure N. 4.1.2.2.3.2: repères 8 et 9).

 

 

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Figure N. 4.1.2.2.3.2.

 

N. 4.1.2.2.4. Mise en place de l'étanchéité

 

Le K. 9.1.2.2 est d'application

 

Le K. 9.1.2.2.6 est complété par:

 

Raccordement asphalte coulé / résine: ce cas est précisé dans les documents de marché. A défaut, l'entrepreneur soumet un projet à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.