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Cahier des Charges Type version 2011
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Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

M. Travaux d'entretien et réparations

 
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M. 2.9.2. CLAUSES TECHNIQUES

 

M. 2.9.2.1. Matériaux

 

Ils répondent aux prescriptions du G. 1.2.1.

 

M. 2.9.2.2. Ferraillage

 

Les armatures longitudinales ont un diamètre nominal de 16 mm ou de 20 mm suivant les prescriptions du G. 1.2.4.

Les armatures transversales ont un diamètre nominal de 12 mm.

 

M. 2.9.2.3. Composition du béton

 

La composition du béton correspond à un béton à durcissement rapide et répond aux prescriptions suivantes:

 

?    la quantité de ciment varie entre 425 et 450 kg/m³ et est fixée en fonction du délai de restitution au trafic souhaité ainsi qu'en fonction du type de ciment utilisé conformément aux prescriptions suivantes:

 

36 heures

Température ambiante

Ciment à utiliser

CEM I LA 42,5 ou 52,5
N ou R

Mélange
CEM III/A 42,5 N LA + 20 à 25 % CEM I 42,5 R ou 52,5 R (*)

CEM III/A 42,5 N LA

5 à ? 15 °C

450 kg/m³

Non autorisé

Non autorisé

> 15 °C

425 kg/m³

450 kg/m³

Non autorisé

 

72 heures

Température ambiante

Ciment à utiliser

CEM I LA 52,5 LA
N ou R

Mélange
CEM III/A 42,5 N LA + 20 à 25 % CEM I 42,5 R ou 52,5 R (*)

CEM III/A 42,5 N LA

5 à ? 15 °C

425 kg/m³

450 kg/m³

Non autorisé

> 15°C

Non autorisé

Non autorisé

450 kg/m³

 

(*) avec teneur en Na2O équivalente du mélange CEM III/A – CEM I ? 0,9%.

 

?    le rapport E/C est ? 0,40

?    le Dmax du béton est limité à 20 mm

?    l'emploi d'un adjuvant hautement réducteur d'eau est obligatoire

?    le béton ne contient pas d'entraîneur d'air

?    au moins quinze jours avant le début du bétonnage, l'entrepreneur fournit les certificats d'origine des composants (gravillons, sable, ciment(s) et adjuvant(s)) ainsi qu'une étude de composition de béton reprenant:

-   la quantité en kg/m³ de béton des gravillons et du sable

-   la quantité de ciment et d'eau en kg/m³ de béton

-   le dosage des adjuvants

-   la consistance du béton frais

-   les températures du béton frais et de l'air ambiant durant l'essai (conservation des éprouvettes de résistance)

-   la teneur en air du béton frais

-   la résistance à la compression du béton à 1, 2 et 3 jours d'âge sur carottes de 100 cm² (moyenne de 3 carottes par âge)

-   le bilan global des ions chlore provenant de tous les composants entrant dans la fabrication du béton.

 

Dans le cas d'une réparation d'une longueur supérieure ou égale à 8 m, l'entrepreneur peut bétonner en deux temps, avec deux compositions différentes, comme repris à la figure M. 2.9.2.3, pour autant que le délai imposé pour terminer la réparation soit respecté.

 

Dans ce cas, seuls les claveaux d'une longueur de ± 2 m sont bétonnés avec un béton à durcissement rapide. La zone centrale est bétonnée dans un premier temps avec un béton dont la composition répond aux prescriptions du G. 1.2.5.2., le Dmax du béton peut toutefois être limité à 20 mm. Les claveaux sont bétonnés au moins 3 jours après la mise en œuvre du béton de la zone centrale.

 

 

Description : Fig M2923

 

Figure M. 2.9.2.3. Bétonnage en plusieurs phases avec claveaux.

 

M. 2.9.2.4. Fabrication du béton

 

Les prescriptions du G. 1.2.6.1 sont d'application.

 

M. 2.9.2.5. Transport du béton

 

Le transport du béton, de la centrale au chantier, est assuré par des camions-malaxeurs.

La quantité de béton par camion-malaxeur est toujours limitée au cubage nécessaire de la zone à réparer afin d'avoir toujours un délai le plus faible possible entre la fabrication et la mise en œuvre.

Dans le cas où un ajout de superplastifiant est effectué sur chantier, le béton est remalaxé pendant au moins une minute par m³ de béton transporté, avant d'être déversé dans le coffre.

L'ajout d'eau dans le camion-malaxeur est strictement interdit.

 

M. 2.9.2.6. Exécution

 

M. 2.9.2.6.1. Délimitation de la zone à remplacer

 

La zone à remplacer est délimitée par le fonctionnaire dirigeant; elle est toujours de forme rectangulaire. La longueur de cette zone, mesurée parallèlement à l'axe de la chaussée, n'est jamais inférieure à 1,50 m, la largeur minimum est de 1,50 m. Si un joint de construction la traverse, la zone s'étend sur au moins un mètre de part et d'autre du joint.

 

M. 2.9.2.6.2. Démolition de la zone à remplacer

 

Si la largeur de la zone à réparer est supérieure à celle d'une voie de circulation, la réparation est effectuée par zones successives d'une bande à la fois, de manière à assurer le transfert progressif des efforts internes de la structure en béton armé. Sauf dérogation aux documents de marché, on intervient en premier lieu sur la voie rapide puis sur la voie lente. Dans le cas d'une chaussée à trois voies de circulation, il est possible d'intervenir simultanément sur les deux voies rapides.

 

Une fois la zone à réparer délimitée, le béton est scié sur toute son épaisseur (armatures comprises). Les traits de scie sont perpendiculaires à la surface du revêtement. Deux traits de scie supplémentaires, d'une profondeur de 40 à 70 mm en fonction de la position des armatures longitudinales, sont donnés au moins 1 m au-delà des deux premiers traits de scie.

Ces traits de scie ne peuvent en aucun cas endommager des armatures longitudinales.

Cette façon de faire doit permettre de dégager les armatures existantes lors de la démolition afin de ligaturer les nouvelles armatures à celles-ci. Cette procédure n'est toutefois pas possible si la couche de liaison en enrobé bitumineux et la fondation doivent être rétablies. La reconstitution du ferraillage est réalisée par le forage au diamant de trous et ancrage chimique.

 

La zone délimitée est démolie en appliquant une méthode adéquate afin de ne pas endommager la fondation ni les parties contiguës du revêtement. Dans les zones où lesarmatures longitudinales sont maintenues, le béton est enlevé au moyen de marteaux pneumatiquessans endommager cette armatures (ne pas la plier, ...). Le long des bords de la zone à réparer, le béton est démoli verticalement en dessous du trait de scie.

 

S'il apparaît, au cours de l'enlèvement du béton, que la zone litigieuse s'étend plus loin que prévu, il faut refaire un nouveau trait de scie et démolir le béton jusqu'à celui-ci.

 

Si la couche sous-jacente en enrobé bitumineux adhère au revêtement à démonter, celle-ci est également enlevée.

 

M. 2.9.2.6.3. Rétablissement de l'armature longitudinale

 

Préalablement, le coffre est parfaitement nettoyé et asséché.

 

Le ferraillage initial est reconstitué par des armatures d'un diamètre au moins identique aux armatures longitudinales existantes.

Dans le cas où les armatures existantes ont été dégagées, les nouvelles armatures recouvrent les armatures existantes sur une longueur de 1 m et sont ligaturées sur ces dernières en minimum 2 points. Dans le cas où les armatures existantes sont sciées (cas où la couche de liaison et/ou la fondation doit être remise en état), les nouvelles armatures sont scellées à refus dans des trous préalablement forés au diamant. On veille cependant à ce qu'il ne subsiste aucune fissure transversale dans la zone de scellement (400 mm).

 

Les trous, d'un diamètre de maximum 6 mm supérieur à celui des barres, sont forés parallèlement à la surface et à l'axe du revêtement sur une profondeur de 400 mm, à hauteur et au voisinage immédiat des armatures longitudinales en place.

 

La résistance à la traction sur ces ancrages est supérieure à 100 kN après 24 heures. Le recouvrement des barres longitudinales est au moins égal à 750 mm; elles sont ligaturées en 2 points.

 

Si les documents de marché l'exigent et afin de renforcer le nouveau béton, l'armature longitudinale est doublée par la pose de nouvelles barres au tiers inférieur du revêtement. Ces armatures ont un diamètre identique aux autres barres longitudinales.

 

Le niveau des armatures est maintenu par un ou des support(s) constitué(s) par une barre transversale de diamètre 12 mm placée perpendiculairement à l'axe de la route sur des étriers de dimensions appropriées. La distance maximale entre une barre transversale et la tranche du béton ou la barre voisine est de 0,75 m.

 

M. 2.9.2.6.4. Ancrages AU NIVEAU DES JOINTS LONGITUDINAUX.

 

Les barres d'ancrage dans le joint longitudinal de la réparation ont 16 mm de diamètre et une longueur de 750 mm minimum. Il en est prévu 1 tous les 808 mm de telle façon que les barres transversales et longitudinales existantes ne soient pas atteintes lors du forage. Ces ancrages sont placés parallèlement à la surface du revêtement en béton.

 

Ils sont scellés à refus dans le béton existant, sur la moitié de leur longueur, après forage. La résistance à la traction sur ces ancrages est supérieure à 100 kN après 24 heures.

 

Description : fig12 cor

 

Figure M. 2.9.2.6.4. Rétablissement du ferraillage dans une réparation en béton armé continu.

 

M. 2.9.2.6.5. Mise en oeuvre du béton

 

Le chantier est pourvu d'un matériel de mise en œuvre comprenant au moins: trois aiguilles vibrantes et une poutre vibrante de longueur adaptée à la réparation.

 

Le béton est déversé dans le coffre et soigneusement vibré, d'abord à l'aide des aiguilles puis avec la poutre vibrante, de manière à obtenir un bon uni de surface. La poutre vibrante s'appuie de part et d'autre sur le revêtement existant.

 

Une attention particulière est apportée à la vibration du béton le long des bords de la réparation. Le profil de la zone réparée est soigneusement intégré au tracé de la bande de roulement existante. Le traitement de surface de la réparation est identique à celui du revêtement existant. La mise en œuvre du béton à durcissement rapide a obligatoirement lieu le matin (heure idéale: 10 à 11 h en général).

 

Conditions atmosphériques de mise en œuvre: les prescriptions des G. 1.2.6.3.1, G. 1.2 6.3.2 et G. 1.2.6.3.3 sont d'application.

 

Dans tous les cas, le délai imparti pour terminer la réparation est respecté.

 

Pour le délai de mise en œuvre du béton, l'entrepreneur tient compte de l'influence des adjuvants sur les caractéristiques du béton (ouvrabilité, ...).

 

M. 2.9.2.6.6. Protection du béton

 

La protection du béton frais est assurée par la pulvérisation d'un produit de cure à raison de 250 g/m². Après évaporation des solvants, cette protection est renforcée par une membrane plastique. La membrane déborde de la surface de réparation de 0,5 m sur les quatre côtés de manière à être lestée.

 

Le béton à durcissement rapide est, de plus, protégé par du polystyrène expansé d'une épaisseur minimale de 50 mm, convenablement lesté et placé de manière à ne pas dégrader la texture ni l'uni de surface.

 

Si l'entrepreneur décide de réaliser le bétonnage alors que la température superficielle du revêtement existant est supérieure à 25 °C, la réparation et le revêtement existant sont immédiatement protégés contre l'échauffement, de part et d'autre de la réparation sur une longueur de 50 m.

Cette protection peut être assurée au moyen d'une membrane réfléchissante posée après la mise en œuvre du béton de réparation avec les précautions nécessaires pour son lestage ou tout autre moyen agréé par le fonctionnaire dirigeant.

 

M. 2.9.2.6.7. Mise en service

 

La mise en service du revêtement réparé s'effectue après remise en état des lieux (scellement des joints longitudinaux, réparation éventuelle de la bande d'arrêt d'urgence, nettoyage, ...) et dès que le béton atteint la résistance de minimum 40 MPa, mesurée sur carottes de 100 cm², confectionnées dans les conditions prévues au M. 2.9.4.2.