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Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

M. Travaux d'entretien et réparations

 
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M. 2.11.2. CLAUSES TECHNIQUES

 

M. 2.11.2.1. Matériaux

 

Ils répondent aux prescriptions du chapitre C les concernant:

-    eau: C. 1

-    ciment: C. 8 (type CEM I ou III/A, classe résistance 42,5)

-    adjuvant: C. 17.

 

M. 2.11.2.2. Composition du coulis de ciment

 

Le coulis est constitué d'un mélange d'eau et de produits préparés prédosés comprenant principalement du ciment ainsi que d'autres composants éventuels tels que de la bentonite, des cendres volantes, des adjuvants ou autres ajouts.

 

Au moins 15 jours avant le début des travaux d'injection, l'entrepreneur fournit:

-    une étude de la composition du coulis établie par un laboratoire, reprenant:

-   les caractéristiques mécaniques du coulis

-   les délais de remise en service des zones injectées

-   la stabilité du coulis avant prise

-   la durabilité du coulis

-   la viscosité

-   la non-miscibilité du coulis avec de l'eau

-   l'injectabilité du coulis proposé

-   les caractéristiques de la pompe d'injection

-    les certificats d'origine des composants.

 

M. 2.11.2.3. Exécution

 

La pompe permet un contrôle visuel du matériau injecté.

La pression d'injection est affichée en permanence.

L'injection peut être exécutée jusqu'à une température minimale de 0 °C mesurée à la surface du revêtement. Elle est interdite en dessous de cette température.

 

Préalablement à l'injection du coulis, on envoie un courant d'air comprimé au travers des trous; il a pour objet de désolidariser la dalle de sa fondation et de chasser l'eau se trouvant sous la dalle.

 

Si la fondation des bandes latérales est perméable, une première phase d'injection consiste à étancher le joint entre la chaussée et les bandes latérales. Dès qu'il s'avère que le coulis pénètre de manière importante sous les bandes latérales, l'injection par l'injecteur concerné est interrompue.

 

Les trous d'injection sont forés jusqu'à 3 cm plus bas que le niveau à injecter; au cours de cette opération, l'entrepreneur note les niveaux de toutes les discontinuités (vides, eau, ...).

Les carottes extraites sont, au besoin, conservées.

L'emplacement des trous d'injection ainsi que la procédure d'injection (phasage des travaux, pression de travail, passage d'un trou d'injection au suivant ...) sont proposés par l'entrepreneur au fonctionnaire dirigeant qui dispose d'un délai de huit jours pour les approuver.

 

En cas d'injection en fine épaisseur, un rouleau vibrant circule sur la dalle de manière à favoriser la dispersion, le cheminement et l'étalement du coulis.

 

Le coulis est préparé dans une bétonnière à contre-courant.

 

Le temps de malaxage est réglé de manière à obtenir un mélange homogène ne présentant pas de grumeaux. Dès que le coulis injecté ressort en surface par un des trous voisins, ce dernier est bouché à l'aide d'un cône en bois. On injecte ensuite par les autres trous en prenant soin de boucher les trous précédemment injectés. L'injection est arrêtée lorsque le revêtement se trouve 2 mm plus haut que le niveau théorique.

Après la prise du coulis, les cônes en bois sont enlevés et les trous sont bouchés à l'aide d'un mortier de ciment (sable de rivière - ciment) jusqu'à 3 cm sous la surface.

Les derniers centimètres sont comblés avec un mortier de résine.

Les contrôles du soulèvement de la dalle constituent une charge d'entreprise et sont effectués en présence du fonctionnaire dirigeant et selon une méthode approuvée par celui-ci.

 

Après injection, les traces de coulis sont éliminées de la surface de la chaussée.

Le coulis récupéré ne peut, en aucun cas, être remélangé au coulis frais.