CCT Qualiroutes
Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

L. Signalisation

 
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L. 4.2.4. MISE EN ŒUVRE

 

L. 4.2.4.1.TRAVAUX PREPARATOIRES

 

L. 4.2.4.1.1. NETTOYAGE

 

Dans le cas de voiries anormalement souillées (boues, taches grasses, herbes, feuilles, ...), il est procédé au nettoyage préalable de la surface à marquer conformément aux prescriptions des documents de marché ou aux directives du fonctionnaire dirigeant.

 

L'évacuation des déchets se fait conformément au D. 2.1.1.1.

 

L. 4.2.4.1.2. EFFACEMENT DE MARQUAGES EXISTANTS

 

L'effacement de marquages existants est réalisé par sablage, fraisage ou jet d'eau sous pression sans détérioration du revêtement. Sauf prescriptions contraires des documents de marché:

-    l'écart de profondeur de la zone effacée par rapport au revêtement de la route ne peut dépasser 1 mm

-    on ne peut constater l'enlèvement de granulats supérieurs à 3 mm

-    le pourcentage de surface non effacée par m² de marquage à enlever ne peut être supérieur à 0,1 % et les parties de marquage restant ne peuvent être supérieures à 10 mm²

-    le travail est achevé par le brossage de la route.

 

Les documents de marché décrivent le type de marques à effacer.

 

L'évacuation des déchets se fait conformément au D. 2.1.1.1.

 

L. 4.2.4.1.3. PREMARQUAGE

 

Les documents de marché peuvent demander un prémarquage. L'exécution de ce prémarquage est soumise à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

L. 4.2.4.2. CONDITIONS D'APPLICATION

 

L. 4.2.4.2.1. IMPLANTATION

 

Les prescriptions du document de référence QUALIROUTES-C-6 (partie III) sont d'application.

 

L. 4.2.4.2.2. REVETEMENT ET TEMPERATURE DE POSE

 

Le revêtement au droit des marquages est propre et sec. Les températures tant de l'air que du support et du produit dépassent de 3 °C la température du point de rosée. Les points de rosée sont repris au tableau L. 4.2.4.2.2. Sauf avis contraire du fabricant, la température minimale de la surface est de 5 °C.

En début de journée, les travaux peuvent commencer dès que le support dépasse de 1 °C la température du point de rosée pour autant qu'une élévation de température soit prévue au cours de la journée sans augmentation de la nébulosité.

 

Le brossage préalable des poussières est réalisé.

 

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Tableau L. 4.2.4.2.2.

 

L. 4.2.4.2.3. COUCHE D'ACCROCHAGE

 

Le cas échéant, en fonction du support ou de l'ancien marquage à recouvrir et du produit de marquage envisagé, il y a lieu de prévoir une couche d'accrochage (primer).

 

La fourniture et la pose des produits d'accrochage font l'objet de postes séparés du métré.

 

L. 4.2.4.3. APPLICATION DES MATERIAUX ET DOSAGES

 

Les produits de marquage sont mis en œuvre par pulvérisation, par coulage, par extrusion ou sont fixés au sol par collage, par incrustation ou par chauffage et pression.

Le saupoudrage (simple ou multiple) des microbilles ou du mélange microbilles avec des granulats antidérapants suit immédiatement l'application du produit de marquage. Si nécessaire, l'injection des microbilles de prémélange se fait dans le rideau de peinture avant que le produit n'atteigne la route.

 

L'utilisation d'éléments rétroréfléchissants dans une première couche de saupoudrage est prescrite si une augmentation de la luminance rétroréfléchie par temps de pluie est désirée. Un deuxième saupoudrage "classique" de microbilles de verre et/ou de granulats antidérapants est également réalisé.

 

Le système est choisi, parmi ceux conformes aux spécifications du guide d'agrément G0025 de l'UBAtc, en fonction du délai de garantie imposé et des autres spécifications des documents de marché.

 

L'application est obligatoirement réalisée dans le sens de la circulation, excepté pour le marquage central d'une chaussée bidirectionnelle.

 

Les équipements automoteurs d'application comportent un système automatique d'adaptation des débits à la vitesse d'avancement afin d'assurer:

-    la constance des dosages

-    la constance des proportions (pour des produits réactifs).

 

L'ajout de solvants (max. 3 %) dans les peintures routières est uniquement réalisé conformément aux dispositions (type de solvant et quantité) prévues dans la fiche technique du produit,

 

On distingue:

 

-    les systèmes plans

-   les films minces (d'épaisseur inférieure ou égale à 1,5 mm)

-   les films minces à haute résistance (enduits à froid)

-   les films épais appliqués par pulvérisation (d'épaisseur supérieure à 1,5 mm)

-   les films épais appliqués par extrusion (d'épaisseur supérieure à 3,0 mm)

-   les films épais à haute résistance

-   les films plans préformés collés à l'aide d'un adhésif

-   les films plans préformés collés à chaud

 

-    les systèmes profilés

-   les crépis

-   les films structurés

-   les films structurés préformés collés à froid à l'aide d'un adhésif

-   les films structurés préformés collés sur revêtement chaud à l'aide d'un adhésif

-   les films structurés préformés collés à chaud

-   les films à relief.

 

Pour les systèmes profilés, les documents de marché définissent le type de profil à réaliser (barrettes, crépis, ...), la hauteur maximum et éventuellement la fréquence en fonction de l'effet escompté. Par défaut, la hauteur maximum est de 1 cm et la fréquence des barrettes est de 5 unités par mètre.

 

L. 4.2.4.4. MARQUAGES TEMPORAIRES

 

Le marquage temporaire est réalisé à l'aide de produits liquides ou de produits préformés collés à froid. Les documents de marché précisent le système de marquage temporaire à poser ainsi que le procédé d'enlèvement. L'application est réalisée conformément à la fiche technique du fabricant.

 

Les marquages temporaires utilisés dans le cadre de chantiers pour travaux routiers sont de couleur jaune. Leur couleur est définie par les coordonnées chromatiques du type Y2 de la NBN EN 1436.

 

Dans le cadre d'une utilisation pour chantier de travaux routiers, la durée de vie du marquage temporaire doit être supérieure à celle du chantier pour lequel il est utilisé.

 

Toute dégradation prématurée du marquage temporaire est réparée par l'entrepreneur et à ses frais (y compris les frais de signalisation éventuels).

 

Tout marquage temporaire est enlevé dès que sa présence n'est plus requise. L'enlèvement s'effectue sans chauffage ni agents chimiques.

Le masquage en surface par un produit de couleur noire est interdit.

 

Après enlèvement, la surface routière ne présente ni dégradation, ni déformation, ni fissure.

 

Si le marquage temporaire est réalisé en produit préformé collé à froid, on vérifie qu'il n'y a pas de résidus du produit de marquage et que les traces de colle ou de liant ne couvrent pas plus de 10 % de la surface.

 

Après l'enlèvement, la surface concernée est observée à la verticale et le pourcentage de la surface nettement couverte par des résidus est estimé soit visuellement soit fixé par une photographie.

 

Si des traces de produits de marquage subsistent, le revêtement est nettoyé par et aux frais de l'entrepreneur par un procédé soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

L. 4.2.4.5. NUMERETTES DE BORNAGE

 

Sauf prescriptions contraires des documents de marché, les numérettes de bornage sont réalisées avec des films plans préformés collés à chaud.

Le format des numérettes est décrit dans la planche TR-08-NU1.

Description : TR08NU1

 

L. 4.2.4.6. OBLIGATIONS DE L'ENTREPRENEUR

 

L'entrepreneur tient un rapport journalier des travaux réalisés. Ce rapport est conforme au modèle figurant en annexe 1 du chapitre L. Il est transmis le jour même au fonctionnaire dirigeant. Ce document permet d'authentifier la date de mise en œuvre du marquage.

 

Dans le cas où l'entrepreneur utilise un produit disposant d'une certification volontaire, il doit reprendre, dans ce rapport, le type de produit utilisé et le numéro du certificat figurant sur tous les emballages.

Si le produit ne dispose pas d'une certification volontaire, l'entrepreneur doit indiquer, dans son rapport journalier, les numéros de lots des produits utilisés ainsi que le numéro et la date du rapport d'essai établi dans le cadre de la réception technique préalable.