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Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

K. Ouvrages d'art

 
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K. 9.1.2. CLAUSES TECHNIQUES

 

K. 9.1.2.1. PRODUITS

 

?    Système d'étanchéité à base de feuille bitumineuse armée: il répond aux spécifications du C. 46.1.4.

 

?    Système d'étanchéité à base de résines: il répond aux spécifications du C. 46.1.2.

 

?    Système d'étanchéité à base d'asphalte coulé: il répond aux spécifications du C. 46.1.3.

Ce système ne peut être utilisé que sur des tabliers dont la pente résultante est inférieure ou égale à 6 %.

 

?    Couche de protection en asphalte coulé: elle répond aux spécifications du C. 60.3.

En outre, pour les ouvrages du réseau I ou trafic similaire (T > 2000 véhicules), la couche doit répondre aux critères de résistance au simulateur de trafic.

 

?    Couches de protection en enrobé types AC 6,3-base3-x, AC 10-base3-x ou AC 14-base3-x: elles répondent aux spécifications du G. 2.

En outre, pour les ouvrages des réseaux I et II, la couche doit répondre aux critères de résistance au simulateur de trafic.

 

?    Produit de scellement:

le produit de scellement répond aux spécifications suivantes:

-    produit de scellement coulé à chaud: C. 21.1

-    produit de scellement coulé à froid (résine époxy souple,...): C. 21.2

-    produit de scellement préformé pour enrobés bitumineux: C. 21.3.

 

?    Profilé de protection: en acier inoxydable de qualité AISI 316, en 0,8 mm d'épaisseur minimale et 3 m de longueur maximale.

Le profilage aux dimensions appropriées est effectué à la plieuse.

 

?    Fixation mécanique du profilé de protection: vis inoxydable type A2 selon NBN EN ISO 3506-1 et 3506-2, avec collerette et rondelle en caoutchouc.

 

?    Autres produits nécessaires au traitement de points singuliers:

-    feuille en caoutchouc néoprène

-    résine élastique

-    ...

 

?    Produit de joint de dilatation bitumineux: il répond aux spécifications du K. 8.3.

 

?    Asphalte coulé pour revêtement: il est du type MA-10-x et il répond aux spécifications du C. 60.4 applicables au réseau considéré. Si l'épaisseur est inférieure à 30 mm, il est du type MA-6,3-x.

 

?    Imprégnation pare-vapeur: elle répond aux spécifications des documents de marché.

 

Le système d'étanchéité est approprié à la classe de trafic de la voirie concernée et est compatible avec la couche de protection et, le cas échéant, avec les produits de réparation.

 

K. 9.1.2.2. EXECUTION

 

K. 9.1.2.2.1. Considérations générales

 

Des documents d'exécution sont établis et soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant au moins 30 jours calendrier avant l'exécution.

 

Ces documents d'exécution précisent:

?    les moyens en personnel et en matériel

?    les matériaux: système d'étanchéité, couche de protection

?    tous les détails d'exécution

?    les procédures de mises en œuvre.

 

Les prescriptions suivantes sont d'application:

?    le rejet des eaux vers les rives de l'ouvrage est interdit sauf si des dispositions particulières sont prises pour éviter le ruissellement des eaux de percolation sur les faces verticales de celui-ci, tant vues que cachées (blocs d'abouts, etc.)

?    des avaloirs à double effet sont prévus pour récolter les eaux au niveau de la couche d'étanchéité

?    les parties verticales d'étanchéité restant visibles après pose des revêtements sont protégées contre les sollicitations

?    un produit de scellement est utilisé aux interfaces verticales entre produits de natures différentes exposés aux influences atmosphériques. Pour les produits de scellement coulés, une gorge de 30 mm de profondeur et de largeur appropriée au produit de scellement est réalisée, à l'aide d'une fourrure amovible. Pour les produits de scellement préformés (utilisés avec les enrobés bitumineux et les asphaltes coulés), une bande de 30 mm de hauteur minimale et 10 mm d'épaisseur minimale est appliquée au préalable sur l'interface avec l'enrobé et les asphaltes coulés

?    la couche d'étanchéité doit toujours être protégée

La protection peut être:

-    une couche d'asphalte coulé; l'asphalte coulé sera gravillonné s'il est utilisé en couche d'usure

-    une couche d'enrobé AC 6,3-base3-x, AC 10-base3-x ou AC 14-base3-x

-    une 2ème couche d'étanchéité sur les relevés et zones non accessibles au trafic piétonnier, cycliste ou automobile

-    un profilé métallique sur les relevés

-    une couche d'usure associée à une couche d'étanchéité à base de résine sur les zones uniquement accessibles au trafic piétonnier. Le cas échéant, cette couche est décrite dans les documents de marché

?    pour les relevés, les dispositions constructives doivent empêcher tout contact direct entre les relevés et les véhicules.

 

K. 9.1.2.2.2. Caractéristiques du support béton

 

Le support a au moins 28 jours.

 

Avant application d'un système d'étanchéité adhérent, le support est grenaillé, afin d'obtenir les caractéristiques définies ci-après. Les zones non accessibles à la grenailleuse sont sablées avant le grenaillage.

 

Au cas où le support ne répond pas aux exigences sur les caractéristiques reprises ci-après, il est réparé suivant les prescriptions du N. 1.3 aux frais de l'entrepreneur et en accord avec le fonctionnaire dirigeant.

 

Caractéristiques géométriques

 

Le support présente en tout point les caractéristiques reprises au tableau ci-après.

 

 

Feuilles

Résines

Asphaltes coulés

Profondeur de stagnation d'eau (mm)

? 10

? 10

? 10

Planéité (mm) (1)

? 3

Sans objet

Sans objet
(en adhérence)
? 4
(en non-adhérence)

Creux (mm) (2)

? 3

? 4

? 4

Aspérités et escaliers (mm) (2)

? e (4)

? 2

? 4

Texture de surface (3) (MTD) (mm)

0,25 ? MTD ? 0,25 e (4)

0,25 ? MTD ? 1

0,25 ? MTD ? 2

(1)       Planéité: variation graduelle du niveau de surface, affectant des zones de 0,1 m à 1 m de long.

(2)       Discontinuité de surface: variation brutale du niveau de la surface, telles que trace de pas, strie, ...

     La discontinuité de surface est une singularité observée sur une surface, par rapport à la texture.

     Les discontinuités de surface sont caractérisées par la profondeur des creux, et la hauteur des aspérités et escaliers.

(3)       Texture: rugosité de la surface, perçue lorsqu'on la parcourt du bout des doigts.

     La texture est caractérisée par la MTD (profondeur moyenne de texture – mean texture depth).

(4)       e: épaisseur de liant de surfaçage sous armature (en mm).

 

Résistance à la traction en surface

 

La résistance à la traction en surface est supérieure à 1,5 MPa, pour les systèmes d'étanchéité posés en adhérence.

 

Néanmoins, dans le cas des systèmes d'étanchéité à base de feuilles bitumineuses préfabriquées ou d'asphalte coulé posé en adhérence, une résistance comprise entre 1,0 MPa et 1,5 MPa peut être acceptée, pour autant qu'il y ait rupture dans la masse du support. En cas de rupture superficielle du support, un essai de convenance est réalisé au préalable, avec le système d'étanchéité prévu. Les valeurs à obtenir par cet essai d'adhérence sont au moins celles indiquées au K. 9.1.3.

 

Propreté

 

Le support est exempt de particules non adhérentes et de tout produit susceptible d'altérer l'adhérence de la couche d'étanchéité.

 

Angles rentrants ou saillants

 

Les angles rentrants ou saillants sont chanfreinés à 45° ou arrondis, sur une longueur minimale de 20 mm.

 

Les chanfreins sont réalisés par coffrage.

 

Fissuration du support

 

La largeur maximale admissible des fissures est précisée dans le dossier technique de la couche d'étanchéité.

 

Busettes de décompression

 

En cas de pose d'un système d'étanchéité en non-adhérence, des busettes de décompression de 20 mm à 30 mm de diamètre traversent verticalement toute l'épaisseur de la dalle-support; ces busettes sont implantées au centre de chaque zone de non-adhérence.

 

Avant de poser la couche d'étanchéité, l'entrepreneur procède au relevé topographique des niveaux du tablier selon un quadrillage de 3 m x 3 m et qui reprend tous les points singuliers (gargouilles, joint, avaloirs, ...). Ces niveaux sont indiqués sur plan (coupes et vues en plan) et repris au plan as build sous format papier et informatique.

 

K. 9.1.2.2.3. Surfaces en acier

 

Toutes les surfaces en acier éventuellement apparentes reçoivent leur propre traitement anticorrosion, lequel est compatible avec la couche d'accrochage et la couche d'étanchéité.

Les éléments corrodés sont traités préalablement par un sablage au degré SA 2.5 pour les éléments pouvant être démontés ou par un décapage au degré ST 2 pour les éléments devant rester en place.

 

K. 9.1.2.2.4. Mise en œuvre du système d'étanchéité

 

Les différentes couches du système d'étanchéité sont appliquées sur support sec et propre, sauf mention contraire dans le dossier technique. Elles ne peuvent être appliquées sur support mouillé ou couvert de givre ou de neige.

 

Le cas échéant, l'application préalable d'une imprégnation pare-vapeur est décrite dans les documents de marché.

 

?    Système d'étanchéité à base de feuille bitumineuse armée

 

Le système d'étanchéité est mis en œuvre comme décrit dans le dossier technique du système d'étanchéité.

 

Les principes généraux suivants sont d'application:

 

Pose du primaire

 

L'application du primaire ne peut être effectuée en dehors des conditions limites de température reprises dans le dossier technique du fabricant du système d'étanchéité.

 

Les conditions hygrothermiques de l'air et du support sont telles que toute formation de rosée est exclue pendant l'application et le séchage/durcissement du primaire.

 

L'application est effectuée de manière régulière; il y a lieu d'éliminer tout produit excédentaire, afin d'éviter le piégeage de solvants qui pourraient être libérés lors de l'application de la feuille, et influencer négativement l'adhérence.

 

Pose de la feuille bitumineuse armée

 

La feuille est placée en adhérence totale, sans tension. La pose est effectuée au chalumeau de manière à obtenir un bain de bitume au pied du rouleau. La pose est suivie d'un marouflage immédiat au rouleau souple et pesant de manière à obtenir cette adhérence totale.

 

La pose mécanique est autorisée pour autant qu'elle réponde aux mêmes conditions et que la machine utilisée ait été préalablement soumise à l'approbation du fonctionnaire dirigeant. Cette approbation est fondée sur l'exécution d'une plage d'essai. Des essais d'adhérence sont réalisés comme décrit au K. 9.1.4.2 de manière à démontrer non seulement le respect des critères d'adhérence mais également l'existence d'un collage efficace sur la totalité de chaque pastille d'essai.

 

Le recouvrement des lés est de 100 mm au minimum, aussi bien dans le sens longitudinal que transversal.

 

Les différents lés doivent être décalés de 500 mm au minimum.

 

La jonction se fait par soudage à la flamme sur toute la largeur du recouvrement, lequel est ensuite soigneusement comprimé, afin d'assurer la continuité de l'étanchéité et de réaliser un chanfrein diminuant ainsi les discontinuités brusques d'épaisseurs génératrices de fissures dans le revêtement.

 

Il a lieu d'éviter les contre-joints en commençant par les points bas de manière à assurer un recouvrement amont sur aval. Ce critère peut ne pas être pris en considération lorsque la couche de protection est en asphalte coulé. Les lés sont placés parallèlement à l'axe du trafic et de manière à ce que jamais plus de deux joints ne se chevauchent.

 

?    Système d'étanchéité à base de résine

 

Le système d'étanchéité est mis en œuvre comme décrit dans le dossier technique du système d'étanchéité.

 

La couche d'étanchéité est obtenue par au moins deux applications. Suivant le type de produits, ces 2 applications peuvent se suivre immédiatement.

 

?    Système d'étanchéité à base d'asphalte coulé

 

a. Asphalte coulé posé en non-adhérence

 

-    Vernis d'adhérence

 

Le vernis d'adhérence est celui prévu dans le dossier technique de la feuille utilisée pour les remontées et autres points singuliers ou à défaut, répond aux prescriptions du C. 20.

 

Le vernis est appliqué sur le tablier en bandes de 200 mm de largeur disposées le long des discontinuités du support et des points singuliers ainsi que du pourtour des lés du voile de verre dont question ci-après et en quantité suffisante pour obtenir après séchage un aspect brillant uniforme.

 

L'application est effectuée de manière régulière; il y a lieu d'éliminer tout produit excédentaire, afin d'éviter le piégeage de solvants qui pourraient être libérés lors de l'application de l'asphalte coulé, et provoquer du bullage.

 

-    Voile de verre

 

La mise en œuvre s'effectue en respectant les points suivants:

 

-     recouvrement (longitudinal et transversal): 250 mm

-     le voile de verre est arrêté à 200 mm des discontinuités du support et des points singuliers (la bande de support laissée à découvert est revêtue de vernis d'adhérence)

-     le voile de verre ne peut avoir subi ni dégâts, ni déformations lors des opérations de manutention et de pose

-     le voile de verre est impérativement sec au moment de la pose de l'asphalte coulé.

 

-    Asphalte coulé

 

L'asphalte coulé est transporté dans des malaxeurs fonctionnant mécaniquement et permettant le réglage du chauffage, de manière à obtenir un mélange homogène sans surchauffe.

 

-     Asphalte coulé bicouche

 

L'asphalte coulé est mis en œuvre en deux couches d'épaisseurs sensiblement égales (l'épaisseur totale étant de 15 mm). La seconde couche est posée immédiatement après la première, les joints étant décalés de 500 mm par rapport à ceux de la première couche. La température lors de la pose est au maximum de 230 °C.

 

-     Asphalte coulé monocouche

 

L'asphalte coulé est mis en œuvre en une couche en 10 mm d'épaisseur. Dans ce cas, l'utilisation d'une couche de protection en asphalte coulé est obligatoire.

 

La couche d'étanchéité en asphalte coulé est relevée sur les chanfreins, à pente maximum de 45°, dont la hauteur ne dépasse pas 30 mm. Lorsque les relevés dépassent cette hauteur, leur étanchéité est assurée par une feuille d'étanchéité préfabriquée conforme au C. 46.1.1.

 

Les joints de la couche supérieure sont colmatés par réchauffement sur une largeur de 100 mm et lissés à la truelle.

 

b. Asphalte coulé posé en adhérence

 

Les spécifications sont décrites dans les documents de marché.

 

K. 9.1.2.2.5. Eléments singuliers

 

Le traitement des éléments singuliers est conforme aux indications données ci-après. Des dispositions alternatives peuvent être proposées par l'entrepreneur moyennant accord du fonctionnaire dirigeant.

 

K. 9.1.2.2.5.1. Raccord au droit des éléments longitudinaux

 

a. Etanchéité continue au-delà d'une discontinuité de niveau

 

?    Pose de la couche d'étanchéité.

 

-   Feuille bitumineuse armée:

-   horizontalement, le lé est posé contre le chanfrein, longitudinalement à la chaussée

-   sur la rehausse, le lé est posé perpendiculairement à la chaussée, et couvre le lé horizontal sur 200 mm au moins.

 

-   Système d'étanchéité à base de résines: le système est appliqué en continu horizontalement et sur la rehausse.

 

-   Système d'étanchéité à base d'asphalte coulé:

-   la rehausse est étanchée à l'aide d'une feuille bitumineuse armée, couvrant la 1ère couche d'asphalte coulé sur 200 mm au moins. La 2ème couche d'asphalte coulé (ou la couche de protection en asphalte coulé monocouche) est posée sur le lé.

 

?    Protection du relevé.

 

Le relevé est protégé à l'aide d'une 2ème couche d'étanchéité.

 

Cette 2ème couche d'étanchéité est résistante aux UV.

 

En cas d'utilisation de feuilles préfabriquées, il n'est pas nécessaire de prévoir dans celle-ci des recouvrements de lés; ceux-ci peuvent alors être placés bord à bord, ce qui permet d'éviter les surépaisseurs.

 

?    Pose de la couche de protection et du revêtement.

 

Lors des travaux de pose, il est interdit de blesser les relevés d'étanchéité.

 

La figure K. 9.1.2.2.5.1.a montre le traitement d'une discontinuité de niveau avec une couche d'étanchéité en feuille bitumineuse armée, surmontée d'une tablette sous garde-corps.

 

Description : figure_06modif

Figure K. 9.1.2.2.5.1.a. Traitement d'une discontinuité de niveau par feuille préfabriquée
(étanchéité continue)

 

b. Etanchéité interrompue sur une discontinuité de niveau dont la hauteur permet la pose d'un profilé de protection.

 

?    Pose de la couche d'étanchéité.

 

Les considérations du point a) sont d'application.

 

?    Protection du relevé.

 

Le relevé est protégé par un profilé de protection.

 

Le profilé de protection est fixé au relevé, au-dessus de la couche d'étanchéité, à l'aide de vis inoxydables avec collerette et rondelle en caoutchouc; l'entredistance des fixations mécaniques est de 300 mm.

 

Le recouvrement de 2 tronçons de profilés est de 100 mm.

 

Un produit de scellement souple est utilisé à la jonction entre la rehausse et le profilé, afin de reprendre les irrégularités du support et d'éviter les infiltrations d'eau entre la rehausse et la couche d'étanchéité.

 

?    Pose de la couche de protection et du revêtement.

 

Lors des travaux de pose, il est interdit de blesser les relevés d'étanchéité. Le profilé de protection se prolonge de ± 30 mm dans la couche supérieure.

 

La figure K. 9.1.2.2.5.1.b montre le traitement d'une discontinuité de niveau par résine.

 

Description : figure_01modif

 

Figure K. 9.1.2.2.5.1.b. Traitement d'une discontinuité de niveau avec ancrage
de l'étanchéité en résine

 

c. Etanchéité interrompue sur une discontinuité de niveau ne permettant pas l'ancrage de l'étanchéité.

 

Les considérations du b) ci-avant sont d'application. Toutefois, la couche d'étanchéité sur la rehausse est arrêtée au niveau de la gorge prévue entre la couche supérieure et la rehausse et la protection de l'étanchéité à l'aide d'un profilé n'est pas envisageable.

 

Il ne peut y avoir de discontinuité entre le produit de scellement et le relevé d'étanchéité.

 

Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir l'adhérence du produit de scellement à la rehausse.

 

La figure K. 9.1.2.2.5.1.c montre le traitement d'une rehausse avec une couche d'étanchéité en feuille préfabriquée.

 

Description : figure_02modif

 

Figure K. 9.1.2.2.5.1.c. Traitement d'une discontinuité de niveau
sans ancrage de l'étanchéité

 

K. 9.1.2.2.5.2. Raccord au droit des éléments transversaux

 

a. Joint de dilatation.

 

a.1. Joint bétonné au niveau du tablier.

 

a.1.1. Joint placé avant la pose du revêtement.

 

De manière générale, les enrobés bitumineux à compacter sont remplacés par des couches successives d'asphalte coulé pour revêtement répondant aux spécifications du C. 60.4 ou de produit de joint de dilatation bitumineux sur la largeur de la zone dénivelée du support, sans toutefois être inférieure à 300 mm et sans excéder 500 mm. La surface de l'asphalte coulé est gravillonnée. Des produits de remplissage alternatifs peuvent être proposés par l'entrepreneur ou le fabricant du joint, moyennant accord du fonctionnaire dirigeant.

 

Le raccordement direct des enrobés bitumineux à compacter jusqu'au joint ne peut être envisagé que pour les ouvrages du réseau III. En complément, lors du compactage des enrobés, on veille à ne pas endommager le joint de dilatation, à compacter les enrobés parallèlement au joint et à compacter correctement les enrobés dans les coins (l'usage de petits engins est requis).

 

?    Joint équipé d'un plat de raccord.

 

-    Pose de la couche d'étanchéité

 

-   Etanchéité en feuille préfabriquée: une première couche d'étanchéité est posée parallèlement au joint, sur le plat de raccord. La largeur de cette couche est de 200 mm au moins.

L'étanchéité du tablier est ensuite posée sur la feuille de raccord, jusqu'au bord vertical du joint.

 

-   Etanchéité de type résine: le fabricant propose une technique de raccordement de l'étanchéité, selon les modalités décrites au K. 9.1.2.2.5.3.

 

-   Etanchéité de type asphalte coulé: la couche d'étanchéité est posée en adhérence sur le plat de raccord et sur 200 mm au-delà du plat, conformément aux indications du K. 9.1.2.2.4.a.

 

-    Pose des couches de protection et de revêtement

 

-   Couche de protection en asphalte coulé

 

?      Pose de la couche de protection: la surface de cette couche étant sensiblement horizontale, il se peut qu'elle ne couvre pas la couche d'étanchéité jusqu'au profilé métallique, en fonction de la géométrie de l'ensemble tablier-joint.

 

?      Mise en place d'une protection provisoire sur une largeur minimale de 300 mm, recouvrant au moins la couche d'étanchéité non protégée par l'asphalte coulé.

 

?      Pose des couches de liaison et de roulement jusqu'au joint.

 

?      Enlèvement après sciage des couches de liaison et de roulement au droit de la protection provisoire et enlèvement de celle-ci.

L'entrepreneur prend toutes les mesures appropriées pour ne pas endommager la couche d'étanchéité.

 

-   Couche de protection en AC 10-base3-x

 

?      Mise en place d'une protection provisoire sur une largeur égale à la largeur de la zone dénivelée du support, ou sur 300 mm au moins, s'il n'y a pas de zone dénivelée.

 

?      Pose des couches de protection, de liaison et de roulement jusqu'au joint.

 

?      Enlèvement après sciage des couches d'enrobé au droit de la protection provisoire et enlèvement de celle-ci.

L'entrepreneur prend toutes les mesures appropriées pour ne pas endommager la couche d'étanchéité.

 

-    Remplissage de la cavité

 

La cavité est remplie à l'aide de couches successives d'asphalte coulé pour revêtement ou de produit de joint de dilatation bitumineux. L'épaisseur maximale par couche d'asphalte coulé est de 30 mm. La pose de la couche suivante ne peut se faire que lorsque la température superficielle de la couche sous-jacente est inférieure à 60 °C. La dernière couche est gravillonnée.

 

En cas d'utilisation de produit de joint de dilatation bitumineux, l'utilisation de produits de scellement n'est pas requise.

 

La figure K. 9.1.2.2.5.2.a.1.1. montre la réalisation pour une couche de protection en asphalte coulé, en utilisant de l'asphalte coulé pour revêtement comme produit de remplissage des cavités.

 

ImagesExt/image144_27.jpg

Figure K. 9.1.2.2.5.2.a.1.1. Raccordement à un joint de dilatation bétonné
au niveau du tablier avant la pose du revêtement (couche de protection en asphalte coulé)

 

?    Joint non équipé d'un plat de raccord

 

Si le joint n'est pas équipé d'un plat de raccord, le raccord est réalisé selon les instructions du fabricant du joint. Le procédé est préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

a.1.2. Joint placé après la pose du revêtement

 

Le raccordement à l'étanchéité est effectué selon les instructions du fabricant. Le procédé est préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

a.2. Joint avec longrine en béton jusqu'au niveau de revêtement

 

a.2.1. Joint placé avant la pose du revêtement

 

Le raccord de l'étanchéité à la longrine est réalisé comme décrit en K. 9.1.2.2.5.1.c.

 

a.2.2. Joint placé après la pose du revêtement

 

Le raccordement à l'étanchéité est effectué selon les instructions du fabricant. Le procédé est préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

L'étanchéité munie d'une couche de protection est prolongée sur 50 mm au minimum dans la réservation pour la longrine. Après bétonnage, le raccord du revêtement est réalisé à l'aide de produits de scellement.

 

a.3. Joints en résine

 

Les joints en résine (avec ou sans cornière, avec ou sans hiatus) sont des systèmes basés sur l'utilisation d'un béton ou mortier structurel à base de résine. Ils sont généralement placés sur le tablier, dans l'épaisseur du revêtement. Le raccordement à l'étanchéité est effectué selon les instructions du fabricant. Le procédé est préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

a.4. Joint bitumineux

 

Les joints bitumineux (systèmes sans hiatus basés sur l'utilisation d'un mélange de granulats et de liant bitumineux modifié par des polymères) sont conformes au M. 7. Ils sont généralement placés sur le tablier dans l'épaisseur du revêtement. Le raccordement à l'étanchéité est effectué selon les directives du fabricant. Le procédé est préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

b. Dalle flottante

 

L'étanchéité du pont est prolongée sur la dalle flottante d'environ 2 m au-delà de la dalle souple.

 

La figure K. 9.1.2.2.5.2.b montre la réalisation avec une couche d'étanchéité en feuille bitumineuse armée.

 

La pose de l'étanchéité tient également compte des dispositions du K. 9.1.2.2.5.5 ci-après, relatives à l'étanchement des points faibles.

 

c. Retombée

 

Au cas où il n'y a pas de dalle souple entre la culée et la dalle flottante, l'étanchéité est rabattue sur la face verticale du pont sur une longueur d'environ 500 mm, et on place sur la zone d'extrémité une 2ème couche en guise de protection.

 

Si la couche d'étanchéité est en asphalte coulé, l'extrémité est intercalée entre 2 feuilles bitumineuses préfabriquées, sur une longueur de 200 mm.

 

Description : Numeriser0018

 

Figure K. 9.1.2.2.5.2.b. Pose de la couche d'étanchéité sur dalle souple et dalle flottante

 

K. 9.1.2.2.5.3. Raccords au droit des éléments ponctuels

 

Les éléments ponctuels sont scellés dans le béton et munis d'un plat (50 mm au moins) horizontal ou faiblement incliné permettant le raccord de l'étanchéité ou, le cas échéant, la fixation d'un dispositif de raccordement de l'étanchéité (feuille de plomb par exemple).

 

Les trous éventuels entre l'élément et le support sont scellés à l'aide d'un mortier de scellement ou d'un mortier résineux.

 

?    Feuille bitumineuse armée

 

Une 1ère couche d'étanchéité est obtenue en soudant, sur le plat horizontal ou sur le dispositif de raccordement, un morceau de lé centré sur l'élément ponctuel, de manière à dépasser son extrémité d'environ 200 mm. Cette 1ère couche ne comporte pas de jonction de lés (pour autant que les dimensions nécessaires ne dépassent pas la largeur d'un lé).

 

L'étanchéité du tablier est ensuite posée sur la feuille de raccord sur une longueur de 200 mm au moins (voir figure K. 9.1.2.2.5.3).

 

Description : Numeriser0019

 

Figure K. 9.1.2.2.5.3. Raccord à un plat métallique horizontal

 

?    Système d'étanchéité résineux

 

Le fabricant propose une technique de raccordement de l'étanchéité à l'élément de discontinuité. Le système proposé comprend nécessairement le recouvrement de la partie horizontale (ou faiblement inclinée) de l'élément de discontinuité à l'aide du système d'étanchéité et de la couche d'accrochage au support. L'entrepreneur étaye sa proposition à l'aide de résultats d'essais montrant la faisabilité et l'efficacité du système proposé. Les essais porteront notamment sur l'adhérence du système proposé avec l'élément de discontinuité (avant et après vieillissement). La proposition est soumise à l'approbation du fonctionnaire dirigeant qui peut exiger des essais complémentaires. Les frais liés à la mise au point et à l'approbation du système de raccordement sont à charge de l'entrepreneur.

 

?    Système d'étanchéité à base d'asphalte coulé

 

Le raccordement de l'étanchéité est effectué via une bavette de plomb fixée à l'élément ponctuel.

Cette bavette de plomb est alors intercalée entre deux couches d'asphalte coulé: la couche inférieure est posée sur vernis d'accrochage jusqu'au bord de la bride; la 2ème couche est posée jusqu'à la limite de l'élément ponctuel, la bavette de plomb étant au préalable enduite de vernis d'adhérence.

 

La 2ème couche est la couche supérieure dans le cas d'une bicouche d'étanchéité, ou l'asphalte coulé de protection dans le cas d'une étanchéité monocouche.

 

K. 9.1.2.2.5.4. Percement pour ancrages

 

a. Plaque de base non posée sur la couche d'étanchéité (cas du réglage de niveau par écrou/contre-écrou, plaque de base fixée sur socle en béton, ...)

 

Si la couche d'étanchéité est percée après la pose, il y a lieu de faire usage d'un produit d'ancrage à base de résines, conforme au C. 21.5. La résine doit refluer jusqu'à la surface de la couche d'étanchéité de manière à rétablir l'étanchéité autour du trou d'ancrage. Si des ancrages mécaniques sont utilisés, l'étanchéité est réparée selon une procédure soumise à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

b. Plaque de base posée sur la couche d'étanchéité, de dimensions réduites

(plaque de base sous garde-corps, glissières de sécurité, ...)

 

?    Couche d'étanchéité à base de feuille bitumineuse armée ou d'asphalte coulé

 

Les systèmes d'étanchéité bitumineux ne peuvent être soumis à des efforts de serrage constants, du fait du fluage.

 

La couche d'étanchéité, sous la plaque de base de l'élément à fixer, est remplacée par une feuille de plomb intercalée d'une part dans l'étanchéité, d'autre part entre deux feuilles d'un matériau synthétique incompressible (néoprène par ex.).

 

La jonction entre boulons de serrage et plaque de base est étanchée par un procédé préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

Voir figure K. 9.1.2.2.5.4.b.

 

?    Couche d'étanchéité à base de résines

 

En cas de fluage possible, on se reportera aux indications données ci-avant. Sinon, le point c) ci-après est applicable.

 

c. Plaque de base de grandes dimensions, posée sur la couche d'étanchéité

 

L'étanchéité n'est pas interrompue sous la plaque de base. La pose d'une couche de protection est obligatoire, avant la pose de l'élément à ancrer.

 

Les espaces vides entre l'ancrage et les faces latérales des trous de la plaque de base sont étanchés à l'aide de produit de scellement ou de tout autre dispositif adéquat (préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant).

 

La jonction entre boulons de serrage et plaque de base est étanchée par un procédé préalablement soumis à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

 

 

 

 

Description : figure_04modif

 

 

 

 

Figure K. 9.1.2.2.5.4.b. Percement pour ancrage (plaque de base de dimensions réduites)

 

 

 

K. 9.1.2.2.5.5. Etanchement des points faibles

 

a. Pontage d'un joint

 

Lorsque le support présente localement un joint de faible ouverture, susceptible de mouvements de faible amplitude (par exemple: dalle souple non prolongée sous les trottoirs), il est possible de le ponter par la couche d'étanchéité, pour autant qu'il ne soit pas soumis à la circulation de véhicules (réseau IIIb).

 

L'ouverture est chanfreinée (longueur du chanfrein: 50 mm) et pontée par une pièce en forme d'oméga (?) susceptible de reprendre les mouvements du joint (feuille d'étanchéité posée avec une boucle, joint préfabriqué en caoutchouc, feuille d'étanchéité à allongement élevé, ...), posée en adhérence (sauf au droit de l'ouverture du joint chanfreiné).

 

La pièce est ensuite couverte de deux couches d'étanchéité, posées en non-adhérence dans la partie centrale, comme décrit dans la figure K. 9.1.2.2.5.5.a. La non-adhérence peut être obtenue en utilisant un voile de verre.

 

Le cas échéant, un profilé en mousse remplit l'espace entre la bande de la feuille inférieure et la feuille intermédiaire.

 

La longueur de zone de non-adhérence de la couche inférieure est de 300 mm pour les feuilles et les résines armées, et de 200 mm pour les résines.

 

La longueur de zone de non-adhérence de la couche supérieure est de 500 mm pour les feuilles et les résines armées, et de 400 mm pour les résines.

 

Ces dispositions ne s'appliquent qu'aux feuilles pour lesquelles l'allongement de l'armature à la rupture est supérieur à 25 %.

 

Il convient en outre de s'assurer que les mouvements du joint peuvent être absorbés par la couche de protection et le revêtement, et de prévoir, le cas échéant, les dispositions appropriées (armatures spéciales, ...). Ces dispositions sont préalablement soumises à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

Au cas où le tracé du joint comporte des angles, des changements de plans et des croisements, l'entrepreneur soumet préalablement une technique de pontage à l'approbation du fonctionnaire dirigeant.

 

b. Autres points faibles

 

Il peut arriver que le tablier présente des points faibles (joints de reprise, dalle souple, ...) qui peuvent en outre coïncider avec des points vulnérables de la structure (remontées ou abouts de câbles de précontrainte, ...).

 

Lorsque les fissures sont actives, il y a lieu de renforcer l'étanchéité à cet endroit en utilisant un dispositif similaire à celui décrit au point a) ci-dessus, à l'exception de la pièce en forme d'oméga.

 

Lorsque les fissures sont passives, ou que les points vulnérables ne sont pas fissurés, la couche d'étanchéité est doublée, sans créer de zones de non-adhérence.

 

 

 

Description : figure_05modif

 

 

 

Figure K. 9.1.2.2.5.5.a - Pontage d'un joint du support

 

 

 

 

K. 9.1.2.2.6. Raccordements entre systèmes d'étanchéité différents

 

?    Raccordement feuille bitumineuse armée/résine

 

Au cas où des systèmes différents sont utilisés pour l'étanchement de la chaussée et de la zone des accessoires, la jonction est réalisée de telle manière que la feuille recouvre la résine, sur une largeur de 200 mm.

 

Des exceptions à cette règle peuvent être consenties lorsque la protection est en asphalte coulé ou pour des raisons techniques telles que:

-    risque de dégradation de la résine par la flamme du chalumeau au cas où la jonction est proche d'un relevé

-    risque d'infiltration d'eau stagnante si la couche résineuse est en partie supérieure de pente

-    caractéristiques particulières de la feuille, ...

La compatibilité du système "résine appliquée sur feuille" doit alors être démontrée, via par

exemple un essai de convenance.

 

?    Raccordement asphalte coulé/feuille bitumineuse armée

 

Au cas où une feuille est utilisée en complément d'une étanchéité en asphalte coulé (par exemple dans le cas de l'étanchéisation de parties verticales ou fortement inclinées), la jonction entre les deux est réalisée de telle manière que la feuille recouvre la 1ère couche en asphalte coulé sur une largeur de 200 mm. La 2ème couche d'asphalte coulé (bicouche d'étanchéité) ou la couche de protection en asphalte coulé est placée sur la feuille.

 

K. 9.1.2.2.7. Précautions contre le cloquage

 

Afin de limiter les risques de cloquage, une des précautions suivantes peut être prise:

 

?    Cloquage entre la couche d'étanchéité en feuille bitumineuse armée et le support, avant pose de la protection:

-    la couche de protection est posée le plus rapidement possible après l'achèvement ou l'exécution d'un lot du système d'étanchéité

-    en période d'ensoleillement intense, l'entrepreneur prévoit une protection adéquate de la couche d'étanchéité.

 

?    Cloquage entre la couche d'étanchéité et le support, pendant ou peu après la pose de la protection, pour des températures prévisionnelles supérieures à 25 °C à 11 h:

-    utilisation préalable d'une imprégnation pare-vapeur à la surface du béton, lorsque la couche étanchéité est à base de feuille bitumineuse armée

-             utilisation d'une couche d'accrochage en résine thermodurcissable, lorsque la couche d'étanchéité est à base de résine

-    application de la couche de protection en fin de nuit, la température du support et de la couche d'étanchéité ayant chuté pendant la nuit

-    utilisation de couche de protection pouvant être mise en œuvre à basse température.

 

K. 9.1.2.2.8. Mise en œuvre de la couche de protection

 

La couche de protection est posée dans les 10 jours calendrier qui suivent l'achèvement ou l'exécution d'un lot de système d'étanchéité en feuille bitumineuse armée.

 

L'utilisation d'engins de chantier susceptibles de blesser l'étanchéité est interdite.

 

Couche de protection en asphalte coulé

 

Ce matériau ne peut être utilisé que dans le cas d'un support sensiblement horizontal.

 

La couche de protection est réalisée en une couche de 30 mm d'épaisseur moyenne avec un minimum de 25 mm. La température à la pose est au maximum de 230 °C.

 

Les joints de reprise sont réalisés comme suit: la tranche et la face supérieure de l'asphalte coulé sont réchauffées de manière à assurer une fusion entre l'ancien et le nouvel asphalte coulé.

Après réalisation du joint, la surface est réchauffée et talochée.

 

Lorsque la couche d'étanchéité est en asphalte coulé, les joints de reprise sont décalés de 150 mm minimum dans le sens transversal par rapport à ceux de la couche immédiatement inférieure.

 

Couche de protection en enrobé type AC 6,3-base3-x, AC 10-base3-x ou AC 14-base3-x

 

Ces matériaux ne peuvent être utilisés que dans le cas d'un support présentant une pente résultante inférieure ou égale à 15 %.

 

Leur composition et mise en œuvre sont en tous points conformes aux prescriptions du G. 2, notamment en ce qui concerne la résistance aux déformations permanentes qui est conforme à la classe de roulage correspondante au type de trafic envisagé. Les joints de reprise sont décalés de 150 mm minimum dans le sens transversal par rapport à ceux de la couche immédiatement inférieure.

 

Le AC 6,3-base3-x a une épaisseur nominale de 30 mm. Un léger reprofilage est toléré: après pose, l'épaisseur de la couche est comprise entre 20 et 40 mm.

Le AC 10-base3-x a une épaisseur nominale de 40 mm. Un léger reprofilage est toléré: après pose, l'épaisseur de la couche est comprise entre 30 et 50 mm.

Le AC 14-base3-x a une épaisseur nominale de 50 mm. Un léger reprofilage est toléré: après pose, l'épaisseur de la couche est comprise entre 40 et 60 mm.

La couche est répandue mécaniquement à l'aide d'une finisseuse sur pneus ou muni de chenilles protégées par des patins en caoutchouc. Le compactage par rouleaux vibrants est interdit.

 

Les granulats provenant du mélange ne peuvent se trouver sur le chemin de roulement de la finisseuse.

Les manœuvres brusques et les virages courts des véhicules approvisionnant la finisseuse sont interdits.

Lorsque la couche de protection doit être posée contre un relevé d'étanchéité, le compactage sera réalisé à l'aide d'engins de petites dimensions afin de ne pas endommager la couche d'étanchéité.