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Cahier des Charges Type version 2011
Chapitre A
Chapitre B
Chapitre C
Chapitre D
Chapitre E
Chapitre F
Chapitre G
Chapitre H
Chapitre I
Chapitre J
Chapitre K
Chapitre L
Chapitre M
Chapitre N
Chapitre O
Chapitre P
Chapitre Q
Cahier Spécial des Charges version 2011

E. Terrassements généraux et particuliers

 
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E. 3.4.3. Techniques de traitement

 

E. 3.4.3.1. Traitement au moyen de chaux

 

L'objectif du traitement à la chaux vive est une amélioration des sols fins (argileux ou limoneux) trop humides dans le but de réduire leur teneur en eau et provoquer une granulation, favorable à la mise en œuvre de couches et à leur compactage.

 

E. 3.4.3.1.1. CLAUSES TECHNIQUES

 

E. 3.4.3.1.1.1. Matériaux

 

L'additif utilisé est de la chaux conforme au C. 9.

 

E. 3.4.3.1.1.2. Etudes de formation

 

Lorsqu'une étude de sol est fournie dans les documents de marché, l'entrepreneur réalise une étude de formulation, en laboratoire, permettant de déterminer le dosage en chaux à appliquer en fonction de la teneur en eau du sol au moment du traitement. Elle est basée sur les principes décrits dans le guide pratique du Centre de Recherches routières (complément n° 3 au Code de bonne Pratique R74/04). Le choix du laboratoire est soumis à l'approbation préalable du fonctionnaire dirigeant.

 

L'étude de formulation comprendra au minimum les tests suivants:

 

Pour différents dosages en chaux:

-    courbe Proctor (densité sèche en fonction de la teneur en eau OPN: Proctor Normal)

-    IPI et CBR4j immersion (pour les teneurs en eau susceptibles d'être rencontrées lors de l'exécution).

 

Sur base des résultats d'essais, le dosage nécessaire pour garantir un critère en IPI est déterminé en fonction de la teneur en eau du jour mesurée sur site.

 

Le sol traité répond aux prescriptions suivantes:

 

Caractéristique

Prescription

Indice portant Immédiat (IPI)

≥ 15 %*

Portance à terme:

CBR4j immersion / IPI

 

≥ 1**

 

(*) Le critère IPI dépend du type de sol et varie entre 10 % et 30 % avant traitement.

(**) Si l'IPI (sol traité) est > 40 %, alors le critère "CBR4J immersion/IPI" ne doit pas être vérifié.

 

Cette étude est à charge de l'entrepreneur.

 

E. 3.4.3.1.1.3. Exécution

 

E. 3.4.3.1.1.3.1. Préparation du sol à traiter

 

Le remblai est exécuté par couches successives dont l'épaisseur est adaptée aux moyens d'exécution.

 

Le sol est scarifié avant l'épandage afin d'assurer une décohésion suffisante du sol à traiter.

 

E. 3.4.3.1.1.3.2. Epandage de la chaux

 

L'opération est menée de façon à réduire au maximum la production de poussière.

L'additif est épandu mécaniquement de manière uniforme par bandes longitudinales successives. Chaque bande recouvre la précédente sur une largeur de 10 cm. La quantité de chaux épandue ne s'écarte pas de plus de 20 % du dosage prescrit. La régularité du dosage est obtenue indépendamment de la vitesse des engins épandeurs.

 

En cas de pluie soudaine intervenant en cours d'exécution, l'épandage est immédiatement arrêté. Un premier malaxage et un lissage des surfaces déjà traitées sont effectués. A la reprise des travaux, le malaxage est achevé, avec épandage complémentaire éventuel rendu nécessaire par la nouvelle teneur en eau.

 

Le chargement des engins épandeurs se fait automatiquement à partir de camions citernes ou de silos étanches.

 

E. 3.4.3.1.1.3.3. Malaxage

 

Le sol et la chaux sont malaxés immédiatement sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, cette épaisseur est fixée à 30 cm.

 

Le malaxage est poursuivi par des passages successifs du malaxeur jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène (couleur et structure uniforme sur toute l'épaisseur).

 

 

E. 3.4.3.1.1.3.4. Compactage

 

Un délai entre le malaxage et le compactage peut être bénéfique pour profiter d'un temps sec d'aération. Le délai maximum est de 4 heures.

 

E. 3.4.3.1.1.3.5. Conditions météorologiques

 

En cas de vent fort, de pluie persistante ou lorsque la température au sol est inférieure à 4 °C, le traitement est interrompu.

 

En cas de gel, les couches éventuellement décompactées lors du dégel sont raclées jusqu'au sol dur et sont enlevées. Ces matériaux peuvent être utilisés dans des zones non portantes.

 

E. 3.4.3.1.1.3.6. Protection des couches traitées

 

Si, pour des raisons d'organisation de chantier ou de conditions climatologiques, il n'est pas possible de poursuivre immédiatement les travaux des couches complémentaires de la structure routière, la surface du sol traité doit être protégée contre les effets d'humidification et d'assèchement.

 

Si dans les 7 jours à venir la couche suivante n'est pas placée, la protection de la dernière couche de remblai est réalisée avant la période d'interruption. Elle peut consister en une émulsion de bitume C60B1 à raison de 0.7 l/m², suivie éventuellement d'un sablage (sable C. 3.4.2) à raison de 3 kg/m².

 

 

E. 3.4.3.1.1.3.7. Prescriptions complémentaires pour travaux en site sensible

 

Le traitement limitant l'émission de poussières est préconisé en site sensible c'est-à-dire à toute partie de chantier située au voisinage d'habitations ou de bâtiments publics, de cultures maraîchères ou fruitières, de lieux d'élevage d'animaux, de parkings ou de voies de circulation telles que routes, autoroutes et voies ferrées, etc. pour lesquelles des émissions de poussières de la chaux peuvent présenter une gêne ou un risque particuliers.

 

Les documents de marché précisent les limites de ces sites.

 

En complément des prescriptions précédentes, les documents de marché précisent si le traitement doit être effectué avec de la chaux à émission de poussière réduite conforme au C. 9.2.1 ou si des moyens de prévention particuliers, comme l'exécution avec une machine à épandage-malaxage intégré, sont à mettre en œuvre.

A défaut, les prescriptions suivantes sont d'application:

-    le stockage et le transvasement de la chaux sont effectués dans un dispositif spécifique permettant de réduire toute émission de poussières durant le transvasement

-    l'épandage et le malaxage sont interrompus dès que le vent transporte la chaux en dehors du chantier

-    l'épandeur est pourvu d'un dispositif rabattant les poussières émises au moment de la chute de la chaux

-    le malaxeur est constitué d'un pulvérisateur à arbre horizontal et d'une chambre de malaxage

-    les gaz d'échappement sont déviés vers le haut.

 

E. 3.4.3.1.2. VERIFICATIONS

 

E. 3.4.3.1.2.1. Réception technique préalable

 

La conformité de la chaux est vérifiée lors de la fourniture.

En cas de stockage prolongé sur chantier, les caractéristiques de la chaux sont contrôlées.

 

E. 3.4.3.1.2.2. Contrôles en cours d'exécution

 

Les contrôles portent sur

-    l'épaisseur de la couche traitée

-    le dosage

-    le délai entre le malaxage et le compactage

-    le respect des prescriptions relatives aux conditions météorologiques, à l'épandage, au malaxage, aux mesures de sécurité et à la protection de la couche traitée.

 

E. 3.4.3.1.2.3. Contrôles après exécution

 

La portance est vérifiée par des essais à la plaque conformément au E.3.3.3.1, dans un délai inférieur à 72 h.

Le nombre d'essais à effectuer est de 1 par 1000 m² avec un minimum de 3 par zone de travail d'un seul tenant.

Si le résultat n'est pas satisfaisant, le sol peut être recompacté dans un délai raisonnable.

 

E. 3.4.3.2. TRAITEMENT A LA CHAUX EN CENTRALE

 

Le dosage se base sur l'étude de formulation et sur la teneur en eau du sol à traiter.

Le sol traité peut être stocké sans modification de ses caractéristiques en assurant une protection contre les eaux pluviales.

Le sol traité est épandu et réglé sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, l'épaisseur maximale est de 30 cm.

Pour les étapes du compactage au contrôle, on se réfèrera aux E. 3.4.3.1.1.3.4 à E. 3.4.3.1.2.

 

E. 3.4.3.3. Traitement au moyen de ciment

 

L'objectif du traitement au ciment est une amélioration et/ou une stabilisation des sols peu ou pas argileux afin d'augmenter la portance du matériau et de maintenir celle-ci dans le temps.

 

E. 3.4.3.3.1. CLAUSES TECHNIQUES

 

E. 3.4.3.3.1.1. Matériaux

 

L'additif utilisé est du ciment conforme au C. 8.

 

E. 3.4.3.3.1.2. Etudes de formulation

 

Lorsqu'une étude de sol est fournie dans les documents de marché, l'entrepreneur réalise une étude de formulation, en laboratoire, permettant de déterminer le dosage en ciment à appliquer en fonction de la teneur en eau du sol au moment du traitement. Elle est basée sur les principes décrits dans le guide pratique du Centre de Recherches routières (complément n° 3 au Code de bonne Pratique R74/04). Le choix du laboratoire est soumis à l'approbation préalable du fonctionnaire dirigeant.

 

 

L'étude de formulation comprend au minimum les tests suivants.

 

Pour différents dosages en ciment:

-    courbe Proctor (densité sèche en fonction de la teneur en eau OPN: Proctor Normal)

-    IPI et CBR4j immersion (pour les teneurs en eau susceptibles d'être rencontrées lors de l'exécution).

 

Sur base des résultats d'essais, le dosage nécessaire pour garantir un critère en IPI est déterminé en fonction de la teneur en eau du jour mesurée sur site.

 

Le sol traité répond aux prescriptions suivantes.

 

Caractéristique

Prescription

Indice portant Immédiat (IPI)

≥ 15 %*

Portance à terme:

CBR4j immersion / IPI

≥ 1**

 

(*) Le critère IPI dépend du type de sol et varie entre 10 % et 30 % avant traitement.

(**) Si l'IPI (sol traité) est > 40 %, alors le critère "CBR4J immersion/IPI" ne doit pas être vérifié.

 

Cette étude est à charge de l'entrepreneur.

 

E. 3.4.3.3.1.3. Exécution

 

E. 3.4.3.3.1.3.1. Préparation du sol à traiter

 

Le remblai est exécuté par couches successives dont l'épaisseur est adaptée aux moyens d'exécution.

 

Le sol est scarifié avant l'épandage afin d'assurer une décohésion suffisante du sol à traiter.

 

E. 3.4.3.3.1.3.2. Epandage du ciment

 

L'opération est menée de façon à réduire au maximum la production de poussière.

L'additif est épandu mécaniquement de manière uniforme par bandes longitudinales successives. Chaque bande recouvre la précédente sur une largeur de 10 cm. La quantité de ciment épandue ne s'écarte pas de plus de 10% du dosage prescrit. La régularité du dosage est obtenue indépendamment de la vitesse des engins épandeurs.

 

Le chargement des engins épandeurs se fait automatiquement à partir de camions citernes ou de silos étanches.

 

E. 3.4.3.3.1.3.3. Malaxage

 

Le sol et le ciment sont malaxés immédiatement sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, cette épaisseur est fixée à 30 cm.

 

Le malaxage est poursuivi par des passages successifs du malaxeur jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène (couleur et structure uniformes sur toute l'épaisseur).

 

En cas de pluie soudaine intervenant en cours d'exécution, l'épandage est immédiatement arrêté. Néanmoins, le malaxage du ciment déjà épandu est achevé au plus vite et suivi du compactage final. A la reprise des travaux, le dosage en ciment nécessaire est évalué suite à la nouvelle teneur en eau du sol.

 

E. 3.4.3.3.1.3.4. Compactage

 

Le délai maximum entre le début du malaxage et le compactage est de 2 heures.

 

E. 3.4.3.3.1.3.5. Conditions météorologiques

 

En cas de vent fort, de pluie persistante ou lorsque la température au sol est inférieure à 4 °C, le traitement est interrompu.

 

En cas de gel, les couches éventuellement décompactées lors du dégel sont raclées jusqu'au sol dur et sont enlevées. Ces matériaux peuvent être utilisés dans des zones non portantes.

 

E. 3.4.3.3.1.3.6. Protection des couches traitées

 

Si pour des raisons d'organisation de chantier ou de conditions météorologiques, il n'est pas possible de poursuivre immédiatement les travaux des couches complémentaires de la structure routière, la surface du sol traité doit être protégée contre les effets d'humidification et d'assèchement.

 

La protection consiste en l'application, au plus tard en fin de journée, d'une émulsion de bitume C60B1 à raison de 0,7 l/m², suivie éventuellement d'un sablage (sable C. 3.4.2) à raison de 3 kg/m².

 

 

E. 3.4.3.3.1.3.7. Prescriptions complémentaires pour travaux en site sensible

 

Le traitement limitant l'émission de poussières est préconisé en site sensible, c'est-à-dire à toute partie de chantier située au voisinage d'habitations ou de bâtiments publics, de cultures maraîchères ou fruitières, de lieu d'élevage d'animaux, de parkings ou de voies de circulation telles que routes, autoroutes et voies ferrées, etc. pour lesquelles des émissions de poussières de ciment peuvent présenter une gêne ou un risque particulier.

 

Les documents de marché précisent les limites de ces sites.

 

En complément des prescriptions précédentes, les documents de marché précisent si des moyens de prévention particuliers, comme l'exécution avec une machine à épandage-malaxage intégré, sont à mettre en œuvre.

A défaut, les prescriptions suivantes sont d'application:

-    le stockage et le transvasement du ciment sont effectués dans un dispositif spécifique permettant de réduire toute émission de poussières durant le transvasement

-    l'épandage et le malaxage sont interrompus dès que le vent transporte du ciment en dehors du chantier

-    l'épandeur est pourvu d'un dispositif rabattant les poussières émises au moment de la chute du ciment

-    le malaxeur est constitué d'un pulvérisateur à arbre horizontal et d'une chambre de malaxage

-    les gaz d'échappement sont déviés vers le haut.

 

E. 3.4.3.3.2. VERIFICATIONS

 

E. 3.4.3.3.2.1. Réception technique préalable

 

La conformité du ciment est vérifiée lors de la fourniture.

En cas de stockage prolongé sur chantier, les caractéristiques du ciment sont contrôlées.

 

E. 3.4.3.3.2.2. Contrôles en cours d'exécution

 

Les contrôles portent sur

-    l'épaisseur de la couche traitée

-    le dosage

-    le délai entre le malaxage et le compactage

-    le respect des prescriptions relatives aux conditions météorologiques, à l'épandage, au malaxage, aux mesures de sécurité et à la protection de la couche traitée.

 

E. 3.4.3.3.2.3. Contrôles après exécution

 

La portance est vérifiée par des essais à la plaque conformément au E. 3.3.3.1, dans un délai inférieur à 72 h.

Le nombre d'essais à effectuer est de 1 par 1000 m² avec un minimum de 3 par zone de travail d'un seul tenant.

 

E. 3.4.3.4. Traitement au moyen de chaux et de ciment

 

L'objectif du traitement d'un sol à la chaux vive suivi d'un traitement au ciment consiste en:

-    une amélioration du sol trop humide dans le but de réduire sa teneur en eau et provoquer ainsi une granulation, favorable à la mise en œuvre du traitement au ciment

-    une amélioration et/ou une stabilisation du sol afin d'en augmenter sa portance et de maintenir celle-ci dans le temps.

 

Les prescriptions du E. 3.4.3.1 (traitement au moyen de chaux) et du E. 3.4.3.3 (traitement au moyen de ciment) sont d'application.

 

Pour l'exécution et le contrôle de la première phase (traitement au moyen de chaux), le E. 3.4.3.1.1.3.6 (protection des couches traitées) n'est pas d'application ainsi que le E. 3.4.3.1.2.3 (contrôles après exécution) car le contrôle de portance n'est réalisé qu'après traitement complet.

 

Pour la deuxième phase (traitement au moyen de ciment), on considère que le prétraitement au moyen de chaux est une amélioration du sol et le traitement au moyen de ciment s'opère sur le sol amélioré. Il n'est pas nécessaire de procéder à une scarification du sol amélioré pour autant que le délai entre le prétraitement et le traitement au moyen de ciment soit inférieur à 24 h.

 

Pour l'étude de formulation en laboratoire, le E. 3.4.3.3.1.2 (étude de formulation au moyen de ciment) est d'application. Le mélange a lieu avec les deux liants simultanément, le ciment étant malaxé au mélange sol-chaux, 2 heures après le malaxage de la chaux.

 

Les contrôles après exécution repris au E. 3.4.3.1.2.3 sont d'application en fin de traitement complet.

 

E. 3.4.3.5. Traitement au moyen de liant hydraulique routier (LHR)

 

Dans le cas de sols argileux ou limoneux trop humides, l'objectif du traitement au LHR est de les améliorer en réduisant leur teneur en eau et en provoquant une granulation favorable à la mise en œuvre de couches et à leur compactage.

Dans le cas de sols peu ou pas argileux, l'objectif du traitement au LHR est également de les améliorer et/ou de les stabiliser afin d'augmenter la portance du matériau et de maintenir celle-ci dans le temps.

Un prétraitement à la chaux (traitement mixte) peut être effectué avant le traitement au LHR. L'étude de formulation en tiendra compte.

 

E. 3.4.3.5.1. CLAUSES TECHNIQUES

 

E. 3.4.3.5.1.1. Matériaux

 

L'additif utilisé est du liant hydraulique routier conforme au C. 10.1.

 

E. 3.4.3.5.1.2. Etudes de formulation

 

Lorsqu'une étude de sol est fournie dans les documents de marché, l'entrepreneur réalise une étude de formulation, en laboratoire, permettant de déterminer le dosage en LHR à appliquer en fonction de la teneur en eau du sol au moment du traitement. Elle est basée sur les principes décrits dans le guide pratique du Centre de Recherches routières (dans les compléments au Code de bonne Pratique R74/04). Le choix du laboratoire est soumis à l'approbation préalable du fonctionnaire dirigeant.

 

L'étude de formulation comprend au minimum les tests suivants.

 

Pour différents dosages en LHR:

-    courbe Proctor (densité sèche en fonction de la teneur en eau OPN: Proctor Normal)

-    IPI et CBR4j immersion (pour les teneurs en eau susceptibles d'être rencontrées lors de l'exécution).

 

Sur base des résultats d'essais, le dosage nécessaire pour garantir un critère en IPI est déterminé en fonction de la teneur en eau du jour mesurée sur site.

 

Le sol traité répond aux prescriptions suivantes.

 

Caractéristique

Prescription

Indice portant Immédiat (IPI)

> 15 %*

Portance à terme:

CBR4j immersion / IPI

≥ 1**

 

(*) Le critère IPI dépend du type de sol et varie entre 10 % et 30 % avant traitement.

(**) Si l'IPI (sol traité) est > 40 %, alors le critère "CBR4J immersion/IPI" ne doit pas être vérifié.

 

Cette étude est à charge de l'entrepreneur.

 

E. 3.4.3.5.1.3. Exécution

 

E. 3.4.3.5.1.3.1. Préparation du sol à traiter

 

Le remblai est exécuté par couches successives dont l'épaisseur est adaptée aux moyens d'exécution.

 

Le sol est scarifié avant l'épandage afin d'assurer une décohésion suffisante du sol à traiter.

 

E. 3.4.3.5.1.3.2. Epandage du liant hydraulique routier

 

L'opération est menée de façon à réduire au maximum la production de poussières.

L'additif est épandu mécaniquement de manière uniforme par bandes longitudinales successives. Chaque bande recouvre la précédente sur une largeur de 10 cm. La quantité de LHR épandue ne s'écarte pas de plus de 20 % du dosage prescrit. La régularité du dosage est obtenue indépendamment de la vitesse des engins épandeurs.

 

En cas de pluie soudaine intervenant en cours d'exécution, l'épandage est immédiatement arrêté. Un premier malaxage et un lissage des surfaces déjà traitées sont effectués. A la reprise des travaux, le malaxage est achevé, avec épandage complémentaire éventuel rendu nécessaire par la nouvelle teneur en eau.

 

Le chargement des engins épandeurs se fait automatiquement à partir de camions citernes ou de silos étanches.

 

E. 3.4.3.5.1.3.3. Malaxage

 

Le sol et le liant hydraulique routier sont malaxés immédiatement sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, cette épaisseur est fixée à 30 cm.

 

Le malaxage est poursuivi par des passages successifs du malaxeur jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène (couleur et structure uniformes sur toute l'épaisseur).

 

E. 3.4.3.5.1.3.4. Compactage

 

Par temps sec, un délai entre le malaxage et le compactage est bénéfique pour profiter d'un temps d'aération. Le délai est de maximum 4 heures.

 

E. 3.4.3.5.1.3.5. Conditions météorologiques

 

En cas de vent fort, de pluie persistante ou lorsque la température au sol est inférieure à 4 °C, le traitement est interrompu.

 

En cas de gel, les couches éventuellement décompactées lors du dégel sont raclées jusqu'au sol dur et sont enlevées. Ces matériaux peuvent être utilisés dans des zones non portantes.

 

E. 3.4.3.5.1.3.6. Protection des couches traitées

 

Si pour des raisons d'organisation de chantier ou de conditions météorologiques, il n'est pas possible de poursuivre immédiatement les travaux des couches complémentaires de la structure routière, la surface du sol traité doit être protégée contre les effets d'humidification et d'assèchement.

 

La protection consiste en l'application, au plus tard en fin de journée, d'une émulsion de bitume C60B1 à raison de 0,7 l/m², suivie éventuellement d'un sablage (sable C. 3.4.2) à raison de 3 kg/m².

 

E. 3.4.3.5.1.3.7. Prescriptions complémentaires pour travaux en site sensible

 

Le traitement limitant l'émission de poussières est préconisé en site sensible c'est-à-dire à toute partie de chantier située au voisinage d'habitations ou de bâtiments publics, de cultures maraîchères ou fruitières, de lieu d'élevage d'animaux, de parkings ou de voies de circulation telles que routes, autoroutes et voies ferrées, etc. pour lesquelles des émissions de poussières du liant hydraulique routier peuvent présenter une gêne ou un risque particuliers.

 

Les documents de marché précisent les limites de ces sites.

 

Les prescriptions suivantes sont d'application:

-    le stockage et le transvasement du LHR sont effectués dans un dispositif spécifique permettant de réduire toute émission de poussières durant le transvasement

-    l'épandage et le malaxage sont interrompus dès que le vent transporte le LHR en dehors du chantier. Néanmoins, l'exécution avec une machine à épandage-malaxage intégré peut être réalisée

-    l'épandeur est pourvu d'un dispositif rabattant les poussières émises au moment de la chute du LHR

-    le malaxeur est constitué d'un pulvérisateur à arbre horizontal et d'une chambre de malaxage

-    les gaz d'échappement sont déviés vers le haut.

 

E. 3.4.3.5.2. VERIFICATIONS

 

E. 3.4.3.5.2.1. Réception technique préalable

 

La conformité du liant hydraulique routier est vérifiée lors de la fourniture.

En cas de stockage prolongé sur chantier, les caractéristiques du LHR sont contrôlées.

 

E. 3.4.3.5.2.2. Contrôles en cours d'exécution

 

Les contrôles portent sur

-    l'épaisseur de la couche traitée

-    le dosage

-    le délai entre le malaxage et le compactage

-    le respect des prescriptions relatives aux conditions météorologiques, à l'épandage, au malaxage, aux mesures de sécurité et à la protection de la couche traitée.

 

E. 3.4.3.5.2.3. Contrôles après exécution

 

La portance est vérifiée par des essais à la plaque conformément au E. 3.3.3.1, dans un délai inférieur à 72 h.

 

Le nombre d'essais à effectuer est de 1 par 1000 m² avec un minimum de 3 par zone de travail d'un seul tenant.

Si le résultat n'est pas satisfaisant, le sol est recompacté sauf dans le cas où on recherche une stabilisation du matériau, auquel cas le délai devra être inférieur au délai de maniabilité repris impérativement dans la fiche technique du produit.

 

E. 3.4.3.6. TRAITEMENT AU LIANT HYDRAULIQUE ROUTIER EN CENTRALE

 

Le dosage se base sur l'étude de formulation et sur la teneur en eau du sol à traiter.

Lorsque le but poursuivi est une amélioration de sol, le sol traité peut être stocké sans modification de ses caractéristiques en assurant une protection contre les eaux pluviales.

Le sol traité est épandu et réglé sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, l'épaisseur maximale est de 30 cm.

Pour les étapes du compactage au contrôle, on se réfèrera aux E. 3.4.3.5.1.3.4 à E. 3.4.3.5.2.

 

E. 3.4.3.7. Traitement au moyen de fines de scories

 

L'objectif du traitement aux fines de scories est une amélioration des sols fins trop humides (limoneux ou argileux) dans le but de favoriser la mise en œuvre des couches et de permettre un compactage correct afin d'améliorer la portance. Ce traitement n'est pas applicable aux sols sableux (insensibles à l'eau).

 

Les effets du traitement aux fines de scories sont:

-    une correction granulométrique du mélange

-    une réduction de la teneur en eau du mélange

-    une floculation des particules argileuses, augmentant la perméabilité et réduisant la cohésion.

 

E. 3.4.3.7.1. CLAUSES TECHNIQUES

 

E. 3.4.3.7.1.1. Matériaux

 

Les fines de scories sont conformes au C. 10.2.

Le transport des fines de scories s'effectue par camion benne bâché.

Un stockage temporaire sous abri est autorisé (max 3 mois).

 

E. 3.4.3.7.1.2. Etudes de sol et de formulation

 

Lorsqu'une étude de sol est fournie dans les documents de marché, l'entrepreneur réalise une étude de formulation, en laboratoire, permettant de déterminer le dosage en fines de scories à appliquer en fonction de la teneur en eau du sol au moment du traitement. Elle est basée sur les principes décrits dans le guide pratique du Centre de Recherches routières (dans les compléments au Code de bonne Pratique R74/04). Le choix du laboratoire est soumis à l'approbation préalable du fonctionnaire dirigeant.

 

L'étude de formulation comprend au minimum les tests suivants:

 

Pour différents dosages en fines de scories:

-    courbe Proctor (densité sèche en fonction de la teneur en eau OPN: Proctor Normal)

-    IPI et CBR4j immersion (pour les teneurs en eau susceptibles d'être rencontrées lors de l'exécution).

 

Sur base des résultats d'essais, le dosage nécessaire pour garantir un critère en IPI est déterminé en fonction de la teneur en eau du jour mesurée sur site.

 

Le sol traité répond aux prescriptions suivantes.

 

Caractéristique

Prescription

Indice portant Immédiat (IPI)

> 15 %*

Portance à terme:

CBR4j immersion / IPI

≥ 1**

 

(*) Le critère IPI dépend du type de sol et varie entre 10 % et 30 % avant traitement.

(**) Si l'IPI (sol traité) est > 40 %, alors le critère "CBR4J immersion/IPI" ne doit pas être vérifié.

 

Cette étude est à charge de l'entrepreneur.

 

E. 3.4.3.7.1.3. Exécution

 

E. 3.4.3.7.1.3.1. Préparation du sol à traiter

 

Le remblai est exécuté par couches successives dont l'épaisseur est adaptée aux moyens d'exécution.

 

E. 3.4.3.7.1.3.2. Conditions d'utilisation

 

Pour le traitement in situ, les camions peuvent déverser les fines de scories en bordure de zone à traiter, l'épandage doit s'effectuer au moyen d'une niveleuse. L'épaisseur de la couche est réglée en fonction du dosage déterminé sur base de l'étude de formulation et de la teneur en eau du sol à traiter.

 

E. 3.4.3.7.1.3.3. Malaxage

 

Le malaxage s'exécute de façon à obtenir un mélange homogène dans toute la couche traitée qui présente une couleur uniforme. L'épaisseur de la couche traitée est déterminée dans les documents de marché. A défaut, cette épaisseur est fixée à 30 cm.

 

E. 3.4.3.7.1.3.4. Compactage

 

Le compactage doit s'effectuer en fonction des conditions météorologiques et au plus tard en fin de chaque journée.

 

E. 3.4.3.7.1.3.5. Conditions météorologiques

 

En cas de vent fort, de pluie persistante ou lorsque la température au sol est inférieure à 4 °C, le traitement est interrompu.

 

En cas de gel, les couches éventuellement décompactées lors du dégel sont raclées jusqu'au sol dur et sont enlevées. Ces matériaux peuvent être utilisés dans des zones non portantes.

 

 

E. 3.4.3.7.1.3.6. Prescriptions complémentaires pour travaux en site sensible

 

L'application des fines de scories n'entraîne pas d'émission de poussières.

 

E. 3.4.3.7.1.3.7. Remblais excédentaires suite à un traitement aux fines de scories

 

L'évacuation d'éventuelles terres traitées excédentaires résultant de l'ajout de liant ainsi que les travaux nécessaires à cette évacuation sont compris dans le poste relatif au traitement de remblais.

 

E. 3.4.3.7.2. VERIFICATIONS

 

E. 3.4.3.7.2.1. Contrôles en cours d'exécution

 

Les contrôles portent sur

-    l'épaisseur de la couche traitée

-    le dosage

-    le délai entre le malaxage et le compactage

-    le respect des prescriptions relatives aux conditions météorologiques, à l'épandage et au malaxage.

 

E. 3.4.3.7.2.2. Contrôles après exécution

 

La portance est vérifiée par des essais à la plaque conformément au E. 3.3.3.1, dans un délai inférieur à 72 h.

 

Le nombre d'essais à effectuer est de 1 par 1.000 m² avec un minimum de 3 par zone de travail d'un seul tenant.

Si le résultat n'est pas satisfaisant, le sol ne peut pas être recompacté.

 

E. 3.4.3.8. Traitement AUX fineS de scorieS en centrale

 

Le dosage se base sur l'étude de formulation et sur la teneur en eau du sol à traiter.

Le sol traité peut être stocké sans modification de ses caractéristiques en assurant une protection contre les eaux pluviales.

Le sol traité est épandu et réglé sur une épaisseur déterminée dans les documents de marché. A défaut, l'épaisseur maximale est de 30 cm.

Pour les étapes du compactage au contrôle, on se réfère aux E. 3.4.3.7.1.3.4 à E. 3.4.3.7.2.